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Potins du sacristain - Septembre 2019

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait :

« Pour être bien dans sa peau, il faut savoir en sortir. »

Et il disait aussi :
« A ceux qui donnent l’eucharistie à la messe : “Ne pas distribuer mon bon Dieu comme un cachet d’aspirine.” »

Et encore...
« La charité en pensée (rarissime) a plus de valeur que la charité en acte, car elle n’a qu’un seul témoin, Dieu. »
« Cet homme que tout le monde vilipende tout haut, je ne dis rien... je l’aime tout bas. »

Jean 15,13

On ne saura jamais quel était l’objectif visé. Quoi qu’il en soit, la salve de mortier atterrit dans un orphelinat dirigé par un groupe de missionnaires au cœur d’un petit village vietnamien. Les missionnaires et un ou deux enfants furent tués sur le coup. Plusieurs autres enfants furent blessés, en particulier une petite fille d’environ huit ans.

Les premiers secours furent prodigués par un médecin et une infirmière de la marine américaine qui arrivèrent en jeep sur les lieux, pourvus seulement de leur trousse médicale. Ils parvinrent à la conclusion que seule une transfusion pourrait sauver la petite fille, laquelle avait perdu beaucoup de sang. Un test rapide vint montrer que ni le sang du médecin, ni celui de l’infirmière n’étaient compatibles. Par contre, on pouvait utiliser le sang de plusieurs orphelins qui n’avaient pas été touchés.

Le docteur parlait quelques bribes de vietnamien, et l’infirmière possédait quelques notions de français qui dataient du lycée. Grâce à ce mélange de vocabulaire, et à grand renfort de gestes, ils entreprirent d’expliquer la situation à leur jeune auditoire terrifié. Puis ils demandèrent si quelqu’un serait prêt à donner son sang pour sauver la vie de la fillette.

Le silence se fit dense, les yeux s’écarquillèrent. Au bout d’un long moment une petite main se leva doucement, hésita, puis se leva de nouveau.
- Oh merci, fit l’infirmière en français. Comment t’appelles-tu ?
- Heng, répondit le petit garçon.
On le fit allonger sur une paillasse puis, lui ayant frotté le bras avec de l’alcool, on lui enfonça une aiguille dans la veine. Heng demeura impassible.

Au bout de quelques minutes, il laissa échapper un frisson de sanglot mais s’empressa de se couvrir le visage de sa main libre.
- Ça te fait mal ? lui demanda le docteur.
Heng, de la tête, fit signe que non. Bientôt pourtant, il fut secoué d’un autre sanglot, qu’il se dépêcha, encore une fois, de camoufler.

Peu après il fut saisi de pleurs convulsifs, silencieux, qu’il cherchait à étouffer, les yeux serrés, son poignet dans la bouche.
Sur ce, une infirmière vietnamienne arriva. Remarquant la détresse du petit, elle lui parla très vite en vietnamien puis, ayant pris le temps de l’écouter, lui répondit d’une voix douce.

Heng s’arrêta net de pleurer et planta sur l’infirmière un regard interrogateur. Elle fit oui de la tête, et l’on put lire sur le visage du petit un immense soulagement.
Levant brièvement la tête en direction des Américains, elle leur expliqua :
- Il croyait qu’il était en train de mourir. Il vous avait mal compris. Il pensait que vous lui aviez demandé de donner tout son sang pour sauver la petite fille.
- Mais pourquoi aurait-il été prêt à faire une chose pareille ? demanda l’infirmière américaine.
L’infirmière vietnamienne traduisit la question pour le petit garçon, qui se contenta de répondre :
- C’est mon amie.

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15,13)

...Et le ventilateur fut

Un de ces jours du mois d’août où la température extérieure excède les 30 degrés, la nièce du sacristain explique à sa petite fille de 21 mois qu’aujourd’hui elles ne peuvent pas aller jouer dehors parce qu’il fait trop chaud. Cette petite campagnarde réplique « affllll » que sa bonne maman traduit sans peine « souffler » : la solution classique quand sa purée de légumes est trop chaude, il faut souffler. Pourquoi ne pas en faire autant pour aller dehors ?

L’énigme du sacristain

Une facile pour ce mois de septembre : quelle est la ressemblance entre Dieu et un cercle ?

La réponse vous est donnée en envoyant par courriel votre solution à jules.lagoutte portstnicolas.org.

La photo du sacristain

Le sacristain a participé au pèlerinage national à Lourdes en ce mois d’août, sur le thème
Heureux vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
Vous le reconnaîtrez aisément : il porte un T-shirt blanc !

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(re)publié: 01/09/2019