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Potins du sacristain - Juin 2018

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait :

« Le Christ a dit : “Annoncez l’Évangile” et il n’a jamais dit : “Rajoutez-en.” »

Et il disait encore :
« Que ferait l’amour s’il était au pouvoir ? »

Une « Charte des droits de l’enfant non guérissable »

L’hôpital pédiatrique du Saint-Siège Bambino Gesù au cours d’un séminaire de médecins, politiques, bioéthiciens a présenté une « Charte des droits de l’enfant non guérissable » pour promouvoir l’alliance thérapeutique et le soutien aux enfants ayant des maladies graves et incurables : une proposition afin de garantir des droits à l’enfant avec des besoins spéciaux sans possibilité de guérison, mais avec une possibilité de soins, y compris pendant la phase terminale de la vie.
« Nous passerons cette charte à travers le Parlement européen, à tous les pays membres », a déclaré la présidente de l’hôpital, Mariella Enoc, et ensuite, « à tous ceux qui, comme les associations de parents ou de malades, ou d’autres hôpitaux pédiatriques dans le monde et européens voudront en tenir compte ».
Ce document a été présenté le lundi matin 28 mai 2018, à Rome. La « Charte » est née de l’élaboration des précédentes chartes nationales et internationales des droits des enfants à l’hôpital, à la lumière des progrès accomplis par la médecine et des directives européennes plus récentes dans le domaine des droits à l’assistance sanitaire transfrontalière.
Était présent, entre autres, le président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Vincenzo Paglia.

Le texte comprend dix articles qui soulignent l’importance de l’alliance thérapeutique entre la famille du patient et le médecin, avec une pleine participation au parcours de soin ;
le droit à une « seconde opinion » et à l’approfondissement du diagnostic ;
le droit au choix d’une structure de santé de son choix – y compris en se transférant dans un pays différent du sien ;
le droit d’accès à des soins expérimentaux et palliatifs
et le droit à l’accompagnement psychologique et spirituel.

La présidente du Bambino Gesù, Mariella Enoc, a souligné l’actualité de ce document, quelques semaines après le décès du petit Britannique Alfie Evans, après des mois de bataille judiciaire entre l’hôpital de Liverpool et les parents de l’enfant : « C’est une alliance qu’il faut vraiment faire. J’avais demandé au président du Alder Hey Children’s Hospital (hôpital pédiatrique de Liverpool, ndr) de faire une alliance entre le Bambino Gesù et son hôpital ; malheureusement, cela n’a pas été accepté. Mais j’espère qu’avec beaucoup d’autres hôpitaux, y compris européens, cette alliance pourra être acceptée. »

Mgr Francesco Cavina, évêque de Carpi, a parlé de son expérience de soutien des parents du petit Alfie, Thomas et Kate Evans. « Quand le Saint-Père m’a demandé les raisons pour lesquelles je m’étais intéressé à ce cas, a-t-il expliqué, j’ai répondu : “Parce que j’ai aussi pensé à ma vie, parce qu’aujourd’hui il y a cet enfant, mais demain cela pourrait être chacun de nous, à partir du moment où la société, ou ceux qui en détiennent le pouvoir, considèrent que notre vie – ma vie – n’a plus aucune valeur ni signification.” »

Dans son intervention, Mgr Paglia a insisté : « Il est indispensable de se retrouver ensemble pour redécouvrir cette alliance thérapeutique ou alliance d’amour entre médecins, membres de la famille, malades et amis, pour accompagner, sans jamais abandonner, même ceux qui ne sont pas guérissables… Je crois indispensable une culture qui conteste et s’indigne contre un rejet quotidien. »

Le directeur du service pédiatrie et réanimation néonatales de l’hôpital Antoine-Béclère de Paris, Daniele De Luca, a illustré les différentes approches thérapeutiques des pays européens : « Nous avons parlé de l’Angleterre, a-t-il dit, et nous en avons suffisamment entendu parler. Si nous regardons par exemple les Pays-Bas ou la Belgique, il y a justement des réglementations pour l’euthanasie et, dans ces pays par exemple, les petits prématurés sont beaucoup moins ranimés par rapport à ce qui se fait sous d’autres latitudes.
En France, la situation est plus complexe : il y a des différences d’un centre à l’autre ; disons donc que cela dépend de la sensibilité des médecins, des directeurs, et par conséquent de l’ambiance de ce département plutôt que d’un autre. Par conséquent, encore une fois, étant donné cette variabilité, on comprend combien il est important de former des médecins et de faire passer cette culture. »

(Zenit, 29 mai 2018 - La Croix, 30 mai 2018)

On a tous été des enfants

- Une petite fille se met à pleurer en sortant du confessionnal : « Le curé m’a dit de réciter trois Je vous salue Marie, mais je n’en connais qu’un. »

- Un petit garçon revient du catéchisme où il a appris comment Dieu a créé Ève à partir d’une côte d’Adam.
Perdu dans ses réflexions, il regarde sa mère repasser le linge.
Elle lui demande :
- Ça ne va pas, Paul ?
Et lui de répondre :
- Non, pas très bien, j’ai mal aux côtes, je crois bien que je vais avoir une femme.

- Mathilde, 5 ans, revient de l’école.
Elle a eu sa première leçon sur les bébés.
Sa mère, très intéressée, lui demande :
« Comment cette leçon s’est-elle passée ? »
Mathilde répond :
« Paul a dit que son papa l’a acheté à l’orphelinat.
Amine, ses parents sont allés l’acheter à l’étranger.
Christine, elle a été faite dans un laboratoire.
Pour Jean, ses papas ont payé le ventre d’une dame. »
Sa mère répond en riant : « Et toi, qu’as-tu dit ? » 
« Rien, je n’ai pas osé leur dire que mon papa et ma maman sont tellement pauvres qu’ils ont dû me faire eux-mêmes. »

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par courriel votre solution à jules.lagoutte portstnicolas.org.


Rien de religieux dans ce rébus, plutôt militaire.
Ceux qui ont fait leur service avant 1998 se souviendront de cela...
Quant au sacristain, ce rébus l’a fait beaucoup rire en 1948 : c’est sa maman qui le lui avait dessiné.

La photo du sacristain


Regardez bien : le sacristain est caché contre cet arbre qui, nous dit-on, a plus de 800 ans !


Jules LAGOUTTE
 
(re)publié: 01/06/2018