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Potins du sacristain - Décembre 2013

Voilà, vous êtes au Bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait :

« Mon cher enfant, tu te sers toujours avant moi, dit Dieu » ;
et il disait encore :
« Prier c’est prendre part à la puissance de Dieu, c’est vivre avec lui. »

Bon anniversaire, Port Saint Nicolas !

Le sacristain est heureux que PSN ait existé 18 ans avant la dernière exhortation du pape François : La joie de l’Évangile.
Car si il a participé à cette expérience d’un site catho (la première paroisse sur le Web), c’était pour montrer sa joie de croire et de pouvoir annoncer l’Évangile sans en référer à une hiérarchie encore trop lourde. Notre capitaine « émérite » disait en 2005 : « PSN est très sérieux quant au contenu, mais ne se prend pas au sérieux sur la forme. Artisanal, et fermement attaché à la gratuité. On voudrait contribuer à donner une image de l’Église pas trop coincée, pas trop identitaire et pas trop ’voix de son maître’. »

Le sacristain à cette occasion vous cite quelques phrase tirées de cette exhortation à méditer cette année :
- Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques.
- Je me souviens aussi de la joie authentique de ceux qui, même dans de grands engagements professionnels, ont su garder un cœur croyant, généreux et simple.
- Le croyant est fondamentalement « quelqu’un qui fait mémoire ».
- Tous ont le droit de recevoir l’Évangile. Les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable.
- Je rends grâce pour le bel exemple que me donnent beaucoup de chrétiens qui offrent leur vie et leur temps avec joie. Ce témoignage me fait beaucoup de bien et me soutient dans mon aspiration personnelle à dépasser l’égoïsme pour me donner davantage.
- Ainsi, les plus grandes possibilités de communication se transformeront en plus grandes possibilités de rencontre et de solidarité entre tous. Si nous pouvions suivre ce chemin, ce serait une très bonne chose, très régénératrice, très libératrice, très génératrice d’espérance !
- Dans l’Église, les fonctions « ne justifient aucune supériorité des uns sur les autres ». De fait, une femme, Marie, est plus importante que les évêques.
- L’homélie est la pierre de touche pour évaluer la proximité et la capacité de rencontre d’un pasteur avec son peuple.

Vous rappelez-vous de mon anniversaire ?

Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche.Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur et je pense que, cette année encore, cette célébration aura lieu. Pendant cette période, tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux, il y a plein de publicités à la radio et dans les magasins, et tout cela augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche.
C’est vraiment bien de savoir, qu’au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début, les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j’avais fait pour eux, plus le temps passe et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour s’amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête.
Je me souviens que l’année dernière, il y avait un grand banquet en mon honneur. La table de la salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale.
Mais savez-vous quoi ? Je n’étais pas invité… J’étais en théorie l’invité d’honneur, mais personne ne s’est rappelé de moi et ils ne m’ont pas envoyé d’invitation. La fête était en mon honneur mais quand ce grand jour est arrivé, on m’a laissé dehors et ils m’ont fermé la porte à la figure… Et pourtant, moi je voulais être avec eux et partager leur table.
En réalité, je n’étais pas surpris de cela, car depuis plusieurs années toutes les portes se referment devant moi… Comme je n’étais pas invité, j’ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j’ai observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des farces, riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrivé, vêtu d’une longue robe rouge, il riait sans arrêt : ho ! ho ! ho ! Il s’est assis sur le sofa, et tous les enfant sont accourus autour de lui, criant : « Père Noël ! Père Noël ! », comme si la fête était en son honneur !
A minuit, tout le monde a commencé à s’embrasser, j’ai ouvert les bras et j’ai attendu que quelqu’un vienne me serrer dans ses bras et… vous savez quoi ? Personne n’est venu à moi
Soudain, ils se sont tous mis à s’échanger des cadeaux. Ils les ont ouverts un par un en grande excitation. Quand tout a été déballé, j’ai regarde pour voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi. Qu’auriez-vous ressenti si le jour de votre anniversaire, tout le monde s’échangeait des cadeaux et que vous n’en receviez aucun ? J’ai enfin compris que je n’étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement.
Tous les ans, ça empire. Les gens se rappellent seulement de ce qu’ils boivent et mangent, des cadeaux qu’ils ont reçus et plus personne ne pense à moi.
J’aurais voulu pour la fête de Noël, cette année, que vous me laissiez rentrer dans votre vie. J’aurais souhaité que vous vous rappeliez qu’il y a plus de 2000 ans de cela, je suis venu dans le monde dans le but de donner ma vie pour vous et en définitive, pour vous sauver. Aujourd’hui, je souhaite seulement que vous croyiez à cela de tout votre cœur. Comme nombreux sont ceux qui ne m’ont pas invité à leur fête l’an passé, je vais cette fois organiser ma propre fête et j’espère que vous serez nombreux à me rejoindre.

Jésus

PS : Même en ce temps de doute, d’incertitude, de questionnement sache que : « Il n’y a pas de traversée du désert, il n’y a qu’une marche vers l’oasis. »

Don Camillo est toujours là

Un âne meurt devant l’église et après une semaine le corps est toujours là. Le prêtre décide d’appeler le maire :
- Monsieur le maire, j’ai un âne mort depuis une semaine devant la porte de mon église !
Le maire, grand adversaire du prêtre lui répond :
- Mais mon père, n’est-ce pas au Seigneur qu’il appartient de s’occuper des morts ?
- En effet, dit le curé, mais il est aussi de mon devoir de prévenir leur famille !

Le meilleur fils

Une histoire éthiopienne nous raconte comment un vieil homme a légué son héritage.
Un soir, l’homme, sentant ses forces de vie l’abandonner, appelle ses trois fils et leur dit :
« Je ne peux pas diviser en trois ce que je possède, ma vie a été pauvre et je n’ai que trop peu de biens. Je ne peux en donner à chacun d’entre vous. Non, vraiment, je ne peux le diviser. J’ai donc décidé de léguer, à ma mort, tout ce que je possède, à celui qui se montrera le plus habile, le plus rusé, le plus intelligent. Autrement dit à mon meilleur fils.
J’ai posé sur la table une pièce de monnaie pour chacun de vous. Prenez-la en sortant.
Celui qui, avec cette seule pièce d’argent, achètera de quoi remplir la case aura tout ce qui m’appartient. »
Ils partirent tous les trois.
Le premier fils acheta de la paille, mais il ne parvint à remplir la case que jusqu’à mi-hauteur.
Le deuxième fils acheta des sacs de plumes,mais il ne réussit pas davantage à remplir la case.
Le troisième fils (qui eut l’héritage) n’acheta qu’un seul objet. C’était une bougie. Il attendit la nuit, alluma la bougie et emplit la case de lumière.
(Trouvé dans la revue MEJ d’une de ses nièces.)

La fable du bénévole

Un jour, un fleuriste se rendit chez le coiffeur pour se faire couper les cheveux.
Après sa coupe, il demanda combien il devait.
Le coiffeur répondit : « C’est gratuit, je fais du bénévolat cette semaine. »
Le fleuriste s’en alla tout content.
Le lendemain, en ouvrant sa boutique, le coiffeur trouva à sa porte une carte de remerciements et une douzaine de roses.
Plus tard, c’est le boulanger qui se présenta pour se faire couper les cheveux.
Quand il demanda à payer, le coiffeur lui dit :
« Je ne peux accepter d’argent : cette semaine, je fais du bénévolat. »
Heureux, le boulanger s’en alla tout content.
Le lendemain, il déposa à la porte du coiffeur une demi-douzaine de croissants, avec un mot de remerciements.
Puis ce fut le député du coin qui se présenta.
Lorsqu’il voulut payer, le coiffeur lui répondit :
« Mais non, cette semaine c’est gratuit, je fais mon bénévolat ! »
Très heureux de cette aubaine, le député quitta la boutique.
Le lendemain, quand le coiffeur arriva,
une douzaine de députés et de sénateurs attendaient en ligne pour se faire couper les cheveux gratuitement...
Et il paraît que dans la file, il y avait même... des chauves !!!!!
... Si, si !!!!

Nicolas Hulot reçu au Vatican

Le sacristain se réjouit d’apprendre par la voix de Nicolas Hulot que : « Au Vatican, il n’y a pas de climato-sceptiques » et en lisant l’article de La Vie d’apprendre que M. Hollande souhaiterait consulter le pape à ce sujet. Il aurait aimé que cette consultation soit faite dans des domaines aussi importants que la filiation, le respect du mariage, de la vie de l’Homme...
Enfin il est heureux de cette prise de conscience : « Mais au-delà, j’ai pu constater de nombreuses convergences de points de vue : sur ce que l’Église nomme « le respect de l’œuvre de la Création », une forme de lutte contre le consumérisme, ou encore la mise en avant de la notion de bien commun… »
Encourageant ! N’est-ce-pas ?

L’énigme du sacristain

Qui aurait imaginé en cette année 1839 que ce petit garçon, qui venait de naître, dont le saint patron fut assassiné par un souteneur de prostituées, serait un jour l’inventeur d’un fruit destiné à des orphelins marocains ?
Après avoir été chartreux puis frère de l’Annonciation (le supérieur de cet ordre lui donna alors le nom d’un proche successeur de saint Pierre), il finit sa vie comme frère spiritain. Jardinier dans l’orphelinat, il « créa » un arbre dont sont issus après greffe tous les autres. Ce sont les orphelins qui donnèrent au fruit de cet arbre son nom.
De qui s’agit-il ?

La réponse vous est donnée en envoyant par email votre solution à jules.lagoutte portstnicolas.org.

La photo du sacristain


Le sacristain écrivant une histoire pour le Bar de la Marine.

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(re)publié: 01/12/2013