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Potins du sacristain - Janvier 2011

Voilà, vous êtes au Bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance !
Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait

« La justice est la face terrestre de la charité »
et il disait encore :
« Avant l’oraison, au lieu de dire ’Prions’, on devrait dire : ’Recueillons nous afin de mieux prier’. »

Faut pas provoquer les curés !

Un homme ouvre une taverne juste en face d’un cimetière. Pour faire sa publicité, il place une enseigne disant :
"Quoi que l’on dise ou quoi que l’on fasse,
On est bien mieux ici qu’en face."

Voyant cela, le curé place lui aussi une enseigne à l’entrée du cimetière. On pouvait y lire :
"Quoi que l’on dise ou quoi que l’on fasse,
Tous ceux qui sont ici viennent d’en face !"

Gardez votre menue monnaie pour l’appoint chez le boulanger !

Photo, prise le mois dernier, de la corbeille déposée près des registres à signatures à la fin d’une célébration des obsèques ayant rassemblé une soixantaine de personnes.
Même l’employé des pompes funèbres était scandalisé ! Le sacristain, lui, en a vu d’autres et constate simplement qu’il y a encore du chemin à faire pour que tous ceux qui sont heureux de trouver l’Eglise quand ils en ont besoin s’en sentent un peu responsables !

Les 2 cailloux

Ou la différence entre la pensée logique et la pensée dite “latérale”...

Il y avait une fois dans un village un fermier sans le sou qui devait rembourser une importante somme d’argent.
Le fermier avait une fort jolie fille.
Comme il ne savait plus à quel saint se vouer, le diable lui apparut et lui proposa un marché : il dit qu’il effacerait la dette du fermier s’il pouvait lui donner sa fille.
Le fermier et sa fille furent tous deux horrifiés par cette proposition mais ils commencèrent la négociation.
Alors le diable suggéra que le hasard détermine l’issue de la proposition. La jeune fille devrait tout simplement retirer un caillou d’un sac.

 1) si elle pioche le caillou noir, elle devient son épouse et la dette de son père est payée…
 2) si elle pioche le caillou blanc, elle n’a pas à l’épouser et la dette du père est également annulée
 3) si elle refuse de piocher un caillou, son père est jeté en prison.


Tout en continuant de parler, le diable se pencha pour ramasser les deux cailloux.
Comme il les ramassait, la jeune fille, qui avait l’œil vif, remarqua qu’il avait ramassé deux cailloux noirs et qu’il les avait mis dans le sac.
Mais elle ne dit rien.
Puis le diable demanda à la jeune fille de piocher dans le sac.

Qu’auriez-vous conseillé à la jeune fille de faire ?
Si on analyse bien, il y a 3 possibilités :
 1) la fille devrait refuser de piocher un caillou
 2) la fille devrait sortir les deux cailloux noirs du sac, montrant que le diable a triché, on sait qu’il réagit mal ...
 3) la fille devrait piocher le caillou noir et se sacrifier en partant avec le diable.

Prenez un moment pour réfléchir à cette situation.
Alors, qu’auriez-vous fait ?

Et bien voici ce que la jeune fille fit :
Elle piocha dans le sac, et en sortit un caillou qu’elle laissa aussitôt échapper par terre, gauchement, sans qu’on ait pu le voir, et il se confondit spontanément avec la multitude des autres cailloux sur le sol.
« Ah ! ce que je peux être maladroite », s’exclama la jeune fille.
« Mais qu’importe : si je sors du sac le caillou qui reste, on verra bien lequel j’avais pioché en premier, n’est-ce pas ! »
Puisque le caillou restant était noir, le premier caillou pioché ne pouvait qu’être blanc.

Morale de cette histoire : il existe une solution pour la plupart des problèmes complexes.
Encore faut-il regarder les choses sous le bon angle.

Puisse votre année être remplie de pensées positives et de sages décisions !
et pour ce faire méditez sur les paroles de Jacques 1, 5 : « Si donc l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande sans relâche à Dieu, car il donne à tous généreusement et sans faire de reproche et elle lui sera donnée. »

Le sacristain fait ses courses

Il entre dans une pharmacie et demande :
- Avez-vous des lunettes ?
- Pour le soleil ?
- Non non, pour moi !

Le sens de la fête.

Le sacristain est perplexe en lisant qu’un journal « d’information sans opinion » lyonnais ait refusé de faire paraître une publicité de quatre pages prévue de longue date parce qu’elle contenait un « Je vous salue Marie » à l’occasion de ce que l’on appelle maintenant la « Fête de la lumière ».

Crèche sur le lavoir de Lucéram
Crèche sur le lavoir de Lucéram


Ce journal ignore sans doute l’aspect spontané et populaire de cette fête que le sacristain a bien connue avant que, dans les années 1990 le maire de Lyon ne la transforme en événement touristique et financier pour attirer plus de 3 000 000 de visiteurs sur trois soirs.
Mais les Lyonnais ne s’y sont pas trompés : plus de 5 500 personnes ont participé à la procession aux flambeaux, présidée par le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.
Environ 1 500 bénévoles, les « missionnaires du 8 », se sont mobilisés pour l’accueil dans les paroisses.

Et que penser de ces deux autres informations :
- « Le tribunal administratif d’Amiens a annulé le 30 novembre une délibération du conseil municipal de Montiers (Oise) qui avait décidé, en 2008, l’installation d’une crèche de Noël sur la place du village. »…
- « À Lucéram (Alpes maritimes), les crèches sont partout. Comme chaque hiver depuis treize ans maintenant, elles envahissent le village, de décembre à début janvier.
On les découvre, au fil des ruelles pavées, crèche bleue, blanche, du Pérou, provençale, à santons traditionnels ou silhouettes ultramodernes. En terre cuite, en papier, en carton… Au total, plus de 400 saynètes décorent les rues, les monuments, l’église et les chapelles du village. Près de 40 000 visiteurs l’an passé » ?

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par email votre solution à jules.lagoutte portstnicolas.org.

A votre avis, quel est le point commun entre : le pape, Tintin, un vin de fête,
un jeu d’enfant qui ne manque pas de souffle, un parfait rêveur, un comté de Gruyère, et enfin le repos béat.

La photo du sacristain


Le sacristain se prépare à entrer dans le labyrinthe de la cathédrale de Chartres en espérant, comme vous, que cette nouvelle année soit moins tortueuse...

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Jules LAGOUTTE

Patron du Bar de la Marine de Port Saint Nicolas.

(re)publié: 01/01/2011