LogoAppli mobile

Potins du sacristain - Janvier 2009

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait

« Tout peut-être masqué aux yeux des hommes, mais nul ne peut tromper le regard de Dieu. »

Et il disait encore :
« Lire la Bible c’est faire l’expérience de Dieu, l’histoire de Dieu dans l’histoire des hommes. »

Changer les mots à défaut de combattre les maux ?

Y a-t-il un réel bénéfice pour le travailleur à être « remercié » plutôt que « licencié » ou pour l’enfant dans le ventre de sa mère à offrir à sa mère une « interruption volontaire de grossesse » plutôt qu’à être lui-même « avorté » ?
Pour ne pas être en contradiction avec l’article 18 de la Convention européenne des droits de l’homme et la biomédecine qui interdit « la constitution d’embryons humains aux fins de recherche », certains proposent maintenant d’appeler « pré-embryon » l’embryon humain en sa phase pré-implantatoire, comme s’il changeait de nature avant et après l’implantation. Et pour ne pas susciter trop d’émoi dans l’opinion publique, certains scientifiques préfèrent parler aujourd’hui de « transfert de noyau » (dans un ovocyte) plutôt que de « clonage ».
Une question simple vient à l’esprit du sacristain, qui n’a pourtant pas fait de longues études philosophiques : suffit-il de changer de nom pour changer la réalité des choses ?

L’hiver démographique, plus inquiétant que le réchauffement climatique

Durant une intervention dans l’hémicycle du Conseil de l’Europe à Strasbourg, le cardinal Ennio Antonelli, président du Conseil pontifical pour la famille, a demandé aux responsables politiques ainsi qu’aux institutions européennes de s’occuper davantage des conséquences de l’hiver démographique que du réchauffement climatique.

En Europe, l’indice de fécondité, qui est de 1,56 par femme, est nettement en dessous du seuil nécessaire au remplacement des générations qui est de 2,1. Depuis 1980, naissent en moyenne un million d’enfants en moins par an.
Chaque année, l’Europe enregistre 1,2 millions d’avortements. Les personnes de plus de 65 ans sont plus nombreuses que les enfants de moins de 14 ans. Les foyers se vident et le nombre des célibataires s’élève à 54 millions, soit un quart de la famille.
Autre problème urgent, celui de l’éducation : « Beaucoup d’enfants n’ont pas la possibilité de grandir dans une famille unie et stable. »
D’après les dernières données, « 1,7 millions d’enfants sont nés hors mariage, soit un tiers du total des enfants.
Ces dix dernières années, 15 millions d’enfants ont vécu la douloureuse expérience de la séparation de leurs parents. Les divorces touchent la moitié des mariages. »

Le cardinal a ensuite précisé que « les causes de cette triste situation sont multiples ». Parmi les facteurs particulièrement incisifs de cette situation, il met en avant « l’avancée d’une culture individualiste, hédoniste et utilitariste ». « Un utilitarisme myope, car la dénatalité comporte de graves risques aux plans économique, social et culturel. »

« Le paiement des retraites et l’assistance aux personnes âgées deviendront insoutenables par manque de ressources financières et humaines, a-t-il ajouté. Et l’immigration de personnes venant de pays non européens ne suffira pas à combler les vides. »

En conclusion, le cardinal Antonelli a souligné le lien étroit qui unit « l’engagement pour la vie et l’engagement pour la famille » et affirmé que « le meilleur moyen de promouvoir les droits des enfants mineurs, à commencer par le droit à la vie, est de soutenir la famille afin qu’elle puisse accomplir sa mission ».
(Zenit, 23/12/2008)

Gestion de crise


Dans certains villages de France, on gère la crise économique avec les moyens du bord...

L’assureur et le banquier

Le pape, sentant sa dernière heure arrivée, envoie une invitation à un assureur et à un banquier parmi les plus renommés de Rome. Il fait demander à chacun de venir vite le voir...
Dès leur arrivée, ils sont conduits dans sa chambre et on les fait asseoir de chaque côté de son lit. Le pape leur lance un regard intense, sourit, puis regarde au plafond.
Pendant un certain temps, ni l’assureur ni le banquier ne disent mot. Ils semblent touchés que le pape ait pu penser à eux avant de mourir... tout en étant très intrigués. Finalement, l’assureur, n’en pouvant plus, demande au pape :
« Votre Sainteté, pourquoi sommes-nous là ? »
Le pape, rassemblant ses dernières forces, lui répond très faiblement :
« Jésus est mort... entre deux voleurs... Je veux faire pareil. »

Des philosophes en garde à vue à l’aéroport de Roissy CDG

Mardi 16 décembre, un groupe de philosophes français s’embarquait à Roissy pour un colloque universitaire organisé à Kinshasa par l’Agence Universitaire de la Francophonie et les facultés catholiques de Kinshasa, sur le thème du dialogue et des frontières.
Trois d’entre eux, découvrant au fond de l’avion un Africain entravé, ont seulement posé des questions aux policiers qui l’escortaient. Ces questions ayant suscité une brève agitation, l’un des philosophes, Pierre Lauret, sur dénonciation de l’hôtesse et demande du commandant de bord, a été débarqué manu militari par la police et placé en garde à vue. Libéré le soir, il est inculpé d’opposition à une mesure de reconduite à la frontière, et d’entrave à la circulation d’un aéronef.
A la sortie du vol retour de Kinshasa, les deux autres philosophes, Sophie Foch-Rémusat et Yves Cusset, ont été appréhendés par la police et à leur tour placés en garde à vue. Joyeuse façon de préparer Noël ! Tout cela, pour avoir seulement posé des questions à des policiers, sans émettre ni protestation ni appel ni slogan.
Le thème du colloque de Kinshasa : la culture du dialogue, les frontières et l’accueil de l’étranger.

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par E-mail votre solution à [jules.lagoutte portstnicolas.org].

Souvent représentée depuis les temps anciens, je ne suis alors jamais seule. Me rendre ne retire rien au don que vous avez reçu. N’étant pas qu’un pouvoir réservé aux chefs d’état, j’ai moi-même mon état, et si je suis pas donnée, mon dernier choc assure la fin.

La photo du sacristain


Le sacristain, par ces temps froids, aime se souvenir de ses tranquilles vacances d’été... Vous le reconnaîtrez, il est sous un parasol rouge.

Une faute d'orthographe, une erreur, un problème ? Dites-nous tout !
 
(re)publié: 01/01/2009