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Potins du sacristain - Février 2009

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait :

« Le doute inévitable n’est un mal que s’il paralyse. »

Et il disait encore :
« Il doit y avoir dans l’Église un renouveau incessant selon l’Évangile, à chaque temps il y a des signes. Il faut tenir compte de ce que font et disent les hommes d’aujourd’hui pour leur apporter la lumière de l’Évangile d’une manière à la fois vraie et adaptée. »

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Avez vous entendu parler de la publicité véhiculée par les bus londoniens ?

Le sacristain, un peu dyslexique, l’a vue ainsi :

Le risque du pardon !

Chaude ambiance, la semaine dernière, au Bar de la Marine comme partout en France, lorsqu’on apprit la levée de l’excommunication à l’encontre des quatre évêques schismatiques qui ne cessent depuis vingt ans d’afficher leur refus de l’enseignement du concile Vatican II relatif à la liberté religieuse, à l’œcuménisme et au dialogue interreligieux ! La tension était d’autant plus grande que la presse se plaisait à épingler au même moment les propos négationnistes de l’un de ces évêques schismatiques !

L’émoi était d’ailleurs tel, chez les catholiques, que nombre d’évêques, en leur nom personnel et par le biais du Conseil Permanent de la Conférence des Evêques de France, ont tenu à publier des communiqués pour rassurer leurs ouailles. Et le pape lui-même dut préciser les choses lors de l’audience du mercredi 28 janvier : en aucun cas l’enseignement du concile Vatican II ne sera négociable. Quant aux lamentables et scandaleuses affirmations de Williamson cherchant à minimiser, voire à nier, l’horrible réalité de la Shoah, elles n’engagent évidemment que lui et n’ont rien à voir avec le geste que le pape, serviteur de l’unité ecclésiale, a voulu poser pour faciliter la fin d’un schisme.

Dans son éditorial du 26 janvier, paru dans le journal La Croix, Michel KUBLER avait raison de nous rappeler la parabole dite « du fils prodigue ». Si réellement cette levée de leur excommunication permet aux quatre fils prodigues de retrouver le chemin de la grande Eglise, la foule des fils aînés aurait bien tort de bouder la joie des retrouvailles.
Reste à savoir, comme l’écrivait en conclusion notre chroniqueur, si cette nouvelle initiative du pape en faveur des intégristes, après celle concernant la messe en latin, ne fera pas fuir plus de fidèles qu’elle ne permettra d’en retrouver et ne brouillera pas trop dans l’opinion le message de l’Evangile que les uns et les autres ont mission d’annoncer !

Moines en CDD

Les moines anglais ne se laissent pas abattre.
Devenir moine ou nonne le temps d’un week-end ? C’est ce que proposent les monastères et couvents britanniques en mal de vocations. Un cadre médiéval, des hôtes souriants, un peu de jardinage pour passer le temps : pas de quoi se faire prier – hormis peut-être pour les laudes, à 5 heures du matin. De nombreuses communautés organisent ces week-ends ’découverte’, souvent annoncés dans la presse chrétienne.
La formule “moine à l’essai” porte ses fruits. “Nous avons accueilli quatre novices au cours des dix-huit derniers mois”, se félicite Dom Aidan Bellenger, l’abbé de Downside Abbey. Bien sûr, relativise l’abbé, “les nouveaux venus peuvent repartir aussi vite qu’ils sont arrivés. C’est le hic avec cette méthode : il faut les convaincre de rester.”
A moins d’importer des religieux : certains couvents irlandais ont ainsi grossi leurs rangs grâce à la venue de religieuses polonaises.

Sainte Patience

C’est l’histoire d’une institutrice de dernière année de maternelle, au milieu de février, le mois le plus dur pour tout le monde...

Un des enfants lui demande de l’aide pour mettre ses bottes pour aller en récréation : elles sont vraiment difficiles à enfiler.
Après avoir poussé, tiré, re-poussé et tiré dans tous les sens, les bottes sont enfin chaussées et l’enfant dit : « Elles sont à l’envers, maîtresse. »

La maîtresse attrape un coup de chaud quand elle s’aperçoit qu’en effet il y a eu inversion des pieds...
Nouvelle galère pour les enlever et pour les remettre mais elle réussit à garder son calme jusqu’à ce que les bottes soient rechaussées, aux bons pieds.

Et l’enfant lui dit avec toute la candeur qui le caractérise : « C’est pas mes bottes. »

Elle commence à s’énerver, fait un tour sur elle-même en se mordant les lèvres, se calme : « Mais pourquoi ne me l’as-tu pas dit avant ? »
Il voit bien qu’il a contrarié sa maîtresse, il ne répond rien.
Elle dit alors : « Bon, allez, on les enlève ! » Et elle se remet au travail.

Le deuxième pied est presque sorti quand l’enfant poursuit : « C’est pas mes bottes, c’est celles de mon frère, mais maman a dit que je dois les mettre. »

Elle a envie de pleurer mais, une nouvelle fois, se calme et entreprend de lui re-re-mettre ses bottes.
L’opération est enfin réussie et la maîtresse se sent fière d’avoir réussi.
Elle le relève, lui fait enfiler son manteau, lui met son cache-nez et lui demande : « Où sont tes gants ? »
Et l’enfant de répondre le plus simplement du monde :
« Je les ai mis dans mes bottes. »

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par E-mail votre solution à [jules.lagoutte portstnicolas.org].

Cette disposition à fuir le mal est très souvent source de polémiques et de discussions passionnées depuis Pythagore, Socrate ou Platon ; en tous les cas la vision qu’en a Dieu est bien différente de celle qu’en ont souvent les hommes, et pourtant elle est ardemment défendue dans un des plus célèbre textes des Évangiles.

La photo du sacristain


Nous sommes conscients que, vu la foule, vous n’avez pas pu reconnaître le sacristain le mois dernier.
Le voici enfin seul sur la même plage.

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(re)publié: 01/02/2009