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Potins du sacristain - Novembre 2008

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait

« Je n’ai pas envie de réciter la Loi, mais de la danser. »

Et il disait encore :
« L’Esprit Saint ne dicte pas, il inspire. »

Sœur Emmanuelle

La vie de sœur Emmanuelle est la preuve évidente que d’essayer de vivre les béatitudes apporte déjà sur terre la joie et la sérénité. Sinon, comment voulez-vous qu’une vieille dame de 97 ans (janvier 2005) accepte de parler pendant plus d’une heure et demie assise sur une table pour expliquer par le détail le pari qu’elle avait fait comme Pascal : « Pesons le gain et la perte, en prenant le choix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter. »

Et elle avait rajouté « Yalla ! »

Sa mort permet de compléter le message évangélique dont témoignait déjà sa vie !

« Sans cesse nous nous souvenons (...) que votre charité se donne de la peine (...) » nous dit saint Paul (1 Th 1,3).

La manière sereine dont elle se préparait à cette rencontre avec son Bien-Aimé permet à beaucoup de découvrir qu’avant d’être l’exigence d’une morale altruiste, la foi chrétienne est un compagnonnage avec le Ressuscité !

Un chrétien normal

L’Église s’apprête à fêter la Toussaint. Mais qu’est-ce qu’un saint ? Interrogé par un journaliste à l’issue d’une canonisation place Saint-Pierre, le cardinal Suenens avait répondu :
« Un saint, c’est un chrétien normal. »
« Mais alors, les autres ? » avait riposté, interloqué, le journaliste.
« Ce sont des chrétiens anormaux ! »

Pénurie de laïcs dans l’Église

« Faute de grives, on ne mange pas des merles... mais des ortolans ! »
Au lieu de promouvoir la complémentarité des vocations, force est de constater qu’on a souvent pensé gérer la pénurie de prêtres en les remplaçant par des laïcs. Le sacristain n’a pas réprimé son sourire en apprenant que, dans une base aérienne proche de Port Saint Nicolas, comme la mission d’un aumônier laïc était venue à échéance et qu’on ne trouvait pas d’autre laïc pour reprendre le flambeau, il a fallu faire appel... au vicaire général du diocèse qui a volontiers accepté cette mission supplémentaire.

La crise financière

Il aura été sans doute assez facile au pape Benoît XVI en ouvrant les travaux du synode de remarquer : « Nous le voyons à présent dans la chute des grandes banques : cet argent disparaît, il n’est rien. Et ainsi, toutes ces choses, qui semblent la vraie réalité sur laquelle il faut compter, sont des réalités de second ordre... »
« Qui construit sa vie sur ces réalités, sur la matière, sur le succès, sur tout ce qui est apparence, construit sur le sable. »
« La Parole de Dieu est le fondement de toute la réalité.
Elle est stable comme le ciel, plus que le ciel, c’est la réalité. »

Cette analyse semble au sacristain bien meilleure que toutes les explications plus ou moins fumeuses données pas les journalistes et les experts.

Entre euthanasie et soins palliatifs, il faut choisir !

"Deux grands mouvements traversent actuellement notre société, note le député Jean LÉONETTI, président de la mission parlementaire sur la fin de vie : d’une part, une demande individuelle de plus en plus forte, où la revendication de chacun est vécue comme un droit ; de l’autre, une quête de sens : sens de la vie, de la solidarité, du lien. (...)
L’euthanasie pouvait en effet apparaître comme légitime lorsqu’il n’y avait pas de réponse à des souffrances atroces. Cette attitude pouvait paraître moderne, mais avec le développement des soins palliatifs, on n’en est plus là. Le ’prendre soin’ est la véritable attitude de modernité.
Il est faux de dire, comme le fait l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, que les deux systèmes peuvent coexister. Ils sont en réalité incompatibles parce qu’ils renvoient à des valeurs radicalement différentes. En légalisant l’euthanasie, on se place sur le terrain de la certitude, de l’individu, de la rupture ; avec les soins palliatifs, on est sur celui du doute, du collectif, du lien." (cité dans le journal La Croix du 31 octobre 2008).

Merci, monsieur le député ! Les marins de Port Saint Nicolas se retrouvent plus volontiers dans la deuxième attitude, eux qui cherchent plus à accueillir qu’à contrôler la vie et la mort et s’interdisent de s’instituer les juges de la dignité ou de la valeur d’une vie... pas même de la leur !
Beaucoup parmi eux célèbrent la communion des saints. Puissent-ils, dès ici-bas, aimer leurs frères et les accompagner « jusqu’au bout » (Jn 13,1) !

Présence réelle

A l’heure où certains, très attachés à souligner la présence réelle du Christ dans l’eucharistie, voudraient voir se développer des expositions et adorations du Saint-Sacrement, le curé de Port Saint Nicolas aime à raconter cette histoire survenue à l’un de ses confrères.

La scène se passe à l’issue d’une cérémonie de mariage dans une église. Tout s’est très bien passé et, lors de la signature des registres, tandis que crépitent les flashes des appareils photos, une brave paroissienne se scandalise de toute cette exubérance et de ces conversations bruyantes dans l’église, à faible distance du tabernacle contenant le Saint-Sacrement. Quelques minutes plus tard, avant la messe paroissiale, elle s’en plaint au curé, qui cherche à relativiser les choses en disant :
- « Vous avez sans doute raison, madame Untelle. Tout à l’heure, il ne vous était peut-être pas très facile de vous recueillir dans l’église. Mais, vous savez, il est probable que, lors des noces de Cana, il devait y avoir aussi de l’ambiance et un peu de bruit ! »
- « Certes, reprend la dévote, mais, à Cana, il n’y avait pas la présence réelle ! »

La pub du sacristain

Depuis octobre 2002 (autorisation de l’affiche « AMEN » par la justice française utilisant un symbole chrétien à des fins mercantiles), le sacristain tourne le concept dans le sens inverse et fait de la pub chrétienne avec des symboles laïcs, au nom de la même liberté d’expression.

Original : Mars Bounty
Original : Mars Bounty

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par e-mail votre solution à jules.lagoutte portstnicolas.org.


Le sacristain a demandé l’aide d’un artisan maçon pour faire un muret entourant l’église de Port Saint Nicolas ; saurez vous dire son prénom ?
Et pourquoi ?

La photo du sacristain

Vous reconnaissez sans peine le sacristain : il vient de retrouver et d’enfiler un vieux scaphandre ayant appartenu à son grand-père et se propose d’explorer les eaux du port.

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Jules LAGOUTTE

Patron du Bar de la Marine de Port Saint Nicolas.

(re)publié: 01/11/2008