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Potins du sacristain - Septembre 2004

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait :

« Le Seigneur n’a pas dit ’attendez’, mais ’allez’. »

Et il disait encore,
« Jésus a réalisé en grand ce qu’il y a de tout petit en chacun de nous. »

La vitrine du Bar de la Marine

Ce mois-ci :
- Les lampes des vierges sages et des vierges folles
- Le vase de la Samaritaine

Le Vatican aux olympiades : quand l’appétit va tout va !

Le sacristain n’a pu réprimer un sourire attendri en lisant le journal de camp ramené par son petit-neveu qui a vécu ce mois d’août son premier camp MEJ. En voici quelques extraits...

Edition du mercredi 11 août 2004 :

Après un lever matinal, les JT se retrouvent à l’oratoire pour un entretien personnel avec saint Luc sur le texte du paralysé. Après une brève réflexion sur le pardon, l’intervenant Pascal a éclairé leurs lanternes. S’ensuivit un repas en communauté pour permettre aux prêtres d’arriver. Autour de trois prêtres ils se sont confessés puis l’eucharistie ils ont célébré. Après ce temps spirituel prêtres et jeunes se sont mélangés puis autour d’une piñata, ils ont goûté...

Edition du 17 août 2004 :

(...) les olympiades qui sont des épreuves sportives (...) l’équipe des Vaticans a gagné (deux tablettes de chocolat).

Peau de chagrin

Le sacristain, pas égoïste pour deux sous, partage aux visiteurs de PSN ce petit billet, écrit par Bertrand Estienne, curé dans le diocèse de Cambrai :

Que de fois sommes-nous tentés de penser ou de dire : l’Eglise va mal. Et vient à l’esprit un catalogue de tristes constats : moins de monde à l’église, moins de militants dans les mouvements ; moins de vocations ; moins de jeunes intéressés par la foi ; moins de personnes attachées à l’Eglise. Bref, c’est la peau de chagrin !

Pourtant, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ces remarques inquiètes ne signifient pas que l’Eglise soit malade. Si l’Eglise semble en perte de vitesse, c’est plutôt parce que c’est la société moderne, dans laquelle se trouve l’Eglise, qui va mal.

Regardons simplement les faits : le monde dans lequel nous vivons est traversé par des courants de fond souvent contraires à l’Evangile : individualisme ; désir de consommer toujours plus ; recherche de l’argent et du pouvoir ; attrait maladif pour les plaisirs les plus immédiats, etc.

Or, le message évangélique insiste plutôt sur le don de soi, la vie communautaire, les vertus de pauvreté et d’humilité, la recherche patiente des désirs les plus nobles qui habitent le cœur de l’homme. Il n’est donc pas étonnant que, dans ces conditions, l’Eglise soit ignorée, voire méprisée par notre société.

L’Eglise a d’autant plus de mal à faire connaître son message qu’elle ne dispose plus, aujourd’hui, ni du pouvoir médiatique, ni du pouvoir économique, ni du pouvoir politique pour se faire entendre.

Il ne faut donc pas s’inquiéter outre mesure pour la situation de notre Eglise ; car, paradoxalement, si aujourd’hui elle paraît toute petite et pauvre, c’est justement parce qu’elle tente de rester le plus fidèle au Christ, alors que nombre de ressorts sur lesquels s’appuie le monde occidental sont étrangers voire opposés à l’Evangile.

C’est donc le monde qu’il faut aider à avancer. C’est pourquoi l’engagement des chrétiens dans la vie médiatique, politique, sociale, économique est capital, non pas pour l’avenir de l’Eglise - le Christ nous l’a assuré : elle est éternelle - mais pour redonner au monde une meilleure santé.

Le magasin de l’ange

L’enfant entra dans un magasin tenu par un ange.
- Est-ce vrai, dit l’enfant, qu’on trouve tout dans ton magasin ?
- C’est vrai, dit l’ange. Demande-moi de que tu voudras, et tu l’auras.
- Alors, dit l’enfant, je voudrais un monde
où il n’y a plus de guerre,
plus de gens qui ont faim,
plus de gens sans travail,
plus de gens sans abri,
plus de gens sans amour,
plus de gens malheureux,
plus de gens...
- Tu ne m’as pas bien compris, dit l’ange.
Ici, on ne vend pas des fruits, mais des graines !
Tu peux en avoir de tout cela !

Elle a su donner vie à la mort...

La sacristain se recueille avec peine à la disparition d’Élisabeth Kübler-Ross, et lui dit merci d’avoir en son temps secoué le monde médical, et d’avoir fait comprendre que la mort était la « dernière étape de la croissance ». Elle a tellement contribué à faire naître le mouvement des soins palliatifs que déjà en 1999 le magazine ’Time’ l’avait classé parmi les 100 plus importants penseurs du 20e siècle.
Son expérience auprès des malades en fin de vie lui avait fait écrire cette phrase sujette à polémique mais que le sacristain partage : « Il n’y a pas de mort finale ; seul le corps meurt ; le Soi ou l’Esprit est éternel. »

Les avocats du Diable

Voici ce que Jules Lagoutte a entendu au fond du bar, décidément ces pauvres hommes ne sont pas à la fête en ce moment...

- « Non, on ne doit pas ordonner les hommes » disait la sacristine au sacristain « et je vais te dire pourquoi :

1. Les hommes sont trop émotifs. La façon dont ils se conduisent pendant les matchs en est la preuve.

2. La place d’un homme est dans l’armée.

3. Certains hommes sont si beaux qu’ils distrairaient les femmes pendant les offices.

4. La physiologie masculine montre que les hommes sont plus faits pour des tâches comme abattre des arbres, déterrer des pierres et chasser. Ce ne serait pas « conforme à la nature » que des hommes exercent un autre type d’activité.

5. Dans le Nouveau Testament, celui qui a trahi Jésus était un homme. La faiblesse de son jugement et son peu de foi sont typiques de son sexe. Ceci justifie la position de subordination dans laquelle on doit maintenir les hommes en matière de formation.

6. Les hommes sont enclins à la violence. Les vrais hommes préfèrent régler les problèmes en faisant un étalage immature de prouesse et de domination. Ils font ainsi de piètres modèles et sont dangereusement instables pour assumer des responsabilités.

7. Etre ordonné ministre du culte, c’est éduquer et prendre soin de l’assemblée des fidèles. Ceci n’est pas le rôle d’un homme, selon la tradition. Au cours de l’histoire, les femmes se sont avérées plus habiles à cette tâche et y sont plus naturellement attirées. De ce constat résulte clairement que les femmes soient un meilleur choix pour l’ordination.

8. Dans la Genèse, l’homme a été créé avant la femme, à l’évidence comme prototype. Les hommes sont donc une expérience. Les femmes représentent l’accomplissement de la création, une image plus parfaite du dessein de Dieu pour la création de l’humanité.

9. Les hommes qui ont des enfants peuvent être distraits dans leurs responsabilités d’Eglise.

10. Les hommes peuvent trouver du sens et de la satisfaction dans des activités d’Eglise sans être ordonnés. Ils peuvent aussi balayer le trottoir, réparer le toit, et peut-être même assurer une partie de la liturgie, le jour du Seigneur. En s’investissant dans de tels rôles traditionnels, ils peuvent avoir une place très importante dans la vie de l’Église. »

Il va sans dire que le sacristain a violemment réagi et a décidé de ne plus sonner les cloches pendant une semaine.

La photo du sacristain

La photo du sacristain
Le sacristain boudant dans son coin...
Hélas, le flash n’a pas marché.

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par email votre solution à jules.lagoutte portstnicolas.org.

C’est parce qu’il est utilisé pour la purification que dans le mystère, le diable y finit toujours sa course... et les personnes qui y sont le plus accrochées sont celles dont se passerait bien monsieur le curé.
Par contre, passé à la moulinette, il donne des farces au goût fin et délicieux.

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Jules LAGOUTTE

Patron du Bar de la Marine de Port Saint Nicolas.

(re)publié: 01/09/2004