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Potins du sacristain - Février 2004

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait...

« Le mystique et le saint, et pas seulement l’ingénieur et le mathématicien, ont leur mot à dire pour transformer le monde. »

Et il disait encore :
« Parler quand il aurait fallu se taire est aussi grave que se taire quand il faut parler. »

Pères, gardez-vous à droite !
Pères, gardez-vous à gauche !

Un grand quotidien s’est fait l’écho de l’émergence aux Etats-Unis d’un nouveau groupe de pression, le "Clergy Leadership Network", formé de religieux agacés de voir George W. Bush utiliser la religion pour justifier sa politique, et dont le but déclaré est de réunir derrière nos idées le plus de pasteurs, rabbins, prêtres et imams possible, pour les aider à mettre en place des débats politiques au sein de leurs communautés. Et Brenda Peterson, la directrice exécutive, d’ajouter : « Nous les incitons aussi, pendant leurs offices, à mettre en perspective les décisions du gouvernement avec les messages des saintes Ecritures. »
Que des porte-parole officiels des Eglises et communautés religieuses disent un "No !" catégorique à l’utilisation de la religion comme outil de propagande, voilà qui, a priori, plaît bien au sacristain de Port Saint Nicolas. Mais si ceux-là se font récupérer pour la propagande adverse, ça craint !

Le retour des anti-catholiques

C’est le titre d’une série d’articles du magazine La Vie du 15 janvier. Le sacristain, après l’avoir lu, se dit que finalement les arguments contre les chrétiens n’ont pas beaucoup évolué depuis le ’’petit père Combes’’. Il a relevé cette phrase extraite d’un entretien avec le philosophe Michel Onfray : « Aujourd’hui, l’Eglise s’oppose a peu près à tout : à l’homosexualité, au Pacs, à la contraception, à l’avortement, au suicide ou à l’euthanasie, elle dénonce le clonage et les manipulations génétiques, malgré tous les bienfaits que ces techno-sciences pourraient apporter à l’humanité. » Il est bien évident que ces arguments font mouche dans notre monde. Mais il se demande quand même si la vie n’est pas autre chose que ce "tout". Et le bon vin ! L’Eglise ne s’oppose pas au bon vin...
Il a lu aussi ce rappel dans le journal La Croix sur la place de la loi naturelle dans notre vie : polémiquer contre cette loi, n’est-ce pas polémiquer contre l’homme ?

Ligne directe

Le sacristain qui a été surpris de lire dans les couloirs du métro d’une grande ville en France : "Aujourd’hui certains sont persuadés qu’il faut prendre la voiture pour aller à New York. Evitez les détours inutiles par Paris, envolez-vous directement de Lille pour New York via Munich." Il se demande encore quelles cartes sont falsifiées au point de faire croire aux publicistes de la Lufthansa que le plus court chemin vers l’ouest via le Groenland est de commencer par quelques centaines de kilomètres vers le Sud-est. Il n’a pas encore trouvé la solution de cette énigme en méditant Jn 14,6.

Ne pas se tromper de terrorisme

Trois religieuses dominicaines portent à l’égard du gouvernement américain le même jugement que celui-ci sur les pays dits "Etats voyous" (Corée du Nord, Iran...) qui posséderaient des armes nucléaires. En octobre dernier, ayant voulu entrer dans une base de missiles nucléaires aux Etats-Unis, elles sont condamnées. Sr Ardeth, 67 ans, à 41 mois, Sr Carol, 56 ans à 33 mois et Sr Jacqueline, 69 ans, à 30 mois de réclusion... le temps de revoir et corriger leur carnet d’adresses !

Elémentaire, mon cher sacristain

Le sacristain participe régulièrement aux réunions de préparation au baptême. Il y rencontre souvent des paroissiens, parents des bébés futurs baptisés, qu’il n’a jamais l’occasion de rencontrer à l’église. Ceux-ci, soucieux de ne pas être jugés trop sévèrement par l’équipe qui est là pour les aider à réfléchir sur leur demande de sacrement et sur ce beau sacrement, affirment haut et fort qu’ils sont "très catholiques" et en donnent pour preuve qu’ils ont été baptisés ainsi que leurs parents et grand-parents. Le sacristain est alors toujours ému devant cette naïveté qui leur fait oublier que, pour les générations précédentes, le baptême était un fait social normal et ne correspondait pas forcément à une démarche libre d’adhésion à la foi catholique. Depuis le temps, il ne s’est pas encore habitué, et reste très touché devant ce sentiment d’appartenance à l’Eglise, différent du sien, lié à un profond enracinement de génération en génération. Et quand il rentre se coucher après la réunion, il n’a jamais le sentiment d’avoir perdu sa soirée, quand ces parents ont réussi à exprimer et reconnaître que leur demande ne correspond pas à une recherche d’assurance sur (ou contre) la mort, mais que le baptême ça change tout, moins pour Dieu que pour celui qui le reçoit, parce qu’alors il se sait aimé de Dieu.

Vingt siècles d’affrontement au nom de Dieu

L’histoire est illisible si l’on ne se penche pas sur le rôle qu’y tiennent la Bible et le Coran. En leur nom combien de batailles ont été menées, de villes prises, de massacres commis, d’empires édifiés et de royaumes détruits... Dans un éblouissant va-et-vient, Jean Delumeau, professeur au Collège de France, retrace cette histoire au cours de laquelle les peuples du Livre ne cessèrent de s’entre-déchirer. Un récit d’une étonnante actualité : "Nous allons vous imposer un exercice redoutable, c’est de nous expliquer, au regard des grands mouvements et moments qui font notre histoire, comment Bible et Coran, textes fondateurs des trois grands monothéismes, sont également à l’origine des grands clivages de notre civilisation. Commençons par l’islam, qui s’est étendu en un siècle sur une grande partie du monde romain chrétien. Pourquoi cette expansion foudroyante ?..."

Le Nouvel Obs ne nous ayant pas permis de reproduire l’article de Jean Delumeau sur PSN, mais comme il vaut vraiment le coup, nous nous excusons pour l’inconfort du fait que ce soit un lien (probablement volatile).

Sans commentaire

La parabole du webmaster (apocryphe)

Jésus marchait sur la route qui va de www.cef.fr à www.protestants.org, lorsqu’il rencontra un scribe de la tribu des webmasters.
Cet homme lui demanda : "Dis, bon Master, que faut-il faire pour hériter de la bande passante éternelle ?"
Jésus lui répondit : "As-tu respecté les commandements ? Tu ne feras pas de frames, tu ne commettras pas de Jpeg à 400 kilo-octets, tu n’emploieras pas les DNS en vain...?
Alors le webmaster dit : "Oui, bon Master, je pratique déjà tout cela."
"Il te reste donc une seule chose à faire. Va, vends tous tes bouquins d’apprentissage de Flash, sois sevré de tous tes écrans et suis-moi."
Le scribe était tout triste car il croyait encore au salut par le web. Et Jésus, le voyant, dit à ses amis : "Qu’il est difficile pour un docteur de la toile d’entrer dans le Royaume. Plus difficile encore que pour un PC 486 de se connecter sur le site www.vatican.va."

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par email votre solution à jules.lagoutte chez portstnicolas.org.

Animal d’église, il incarne aux yeux de tous le Christ ressuscité le matin de Pâques ; il apparaît déjà sur la tapisserie de Bayeux. Bien qu’inventé par les moines irlandais, il représente aux yeux de tous la fierté et parfois le ridicule gaulois. Et il fut finalement adopté par François 1er.

La photo du sacristain

Le sacristain, qui a pris quelques jours de vacances dans les Vosges.

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Jules LAGOUTTE

Patron du Bar de la Marine de Port Saint Nicolas.

(re)publié: 01/02/2004