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Potins du sacristain - Décembre 2003

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait...

« Le vrai bonheur vient du don fraternel de soi à un idéal qui nous dépasse. »

Et il disait encore :
« Quand la souffrance nous crie : ’’Où est-il ton Dieu ?’’
Réponse : ’’Il est ici, avec toi, avec lui, avec moi.’’ »

Mensonge par omission

En France, la création d’un délit d’interruption involontaire de grossesse et donc la question du statut de l’embryon humain méritait certes plus qu’un amendement adopté nuitamment devant un hémicycle fort dépeuplé. Sur ce point, les adversaires de l’amendement Garaud ont raison.
Mais parler à cette occasion d’un prétendu « droit à l’avortement » qui serait ainsi menacé, c’est commettre très exactement ce que dans un confessionnal on appelle un « mensonge par omission ». Et là-dessus, le sacristain, qui fréquente nombre de confesseurs, s’y connaît !
La fameuse loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse est en effet une concession faite par le législateur pour limiter le drame des avortements clandestins. Elle n’affiche pas fièrement un droit à l’avortement, mais entend seulement encadrer très strictement un mal inévitable dont elle réprouve le principe dès son premier article : la loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu’en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi.
Parler d’un droit à l’avortement à propos de cette loi de tolérance que fut la loi Veil, c’est vouloir faire de l’exception la règle et dire un quart de vérité (en France, l’interruption volontaire de grossesse peut être légale) en en taisant les trois autres quarts (mais seulement pour des situations de détresse très particulières et dans les conditions strictement définies par la loi) !

Le calendrier de l’avent

Le sacristain, errant dans les rayons de jouets, a eu cette vision surprenante : un calendrier de l’Avent en friandises.
- 6 cases avec un œuf surprise
- 6 cases avec un bâtonnet de chocolat
- 6 cases avec trois mini-œufs
- 6 cases avec deux bonbons
Avec son puzzle de 24 pièces à découper sur l’emballage carton.

Il se souvient de son enfance où, chaque jour, si l’on avait fait un effort, on ouvrait une fenêtre vers une image illustrant une étape vers le merveilleux mystère. L’avent, période de réflexion et de petites privations.

Peuple de Sion voici que le Seigneur va venir pour sauver les nations. (Is 30)

En attendant, mangeons des bonbons...
Il se dit que, pour le carême, ce sera encore mieux : au lieu de 24 friandises, il y en aura 40 !

Une autre façon de préparer Noël

Les jeunes de l’aumônerie ont eu l’idée de convoquer tous les paroissiens de Vence pour créer une crèche. Chaque personne, ayant reçu un morceau d’argile, se mit, après de courtes explications, à créer son propre personnage. Ou du moins tel qu’il se voyait. A Noël c’est donc toute la ville qui ira à la crèche.
Car, aussi surprenant que cela puisse paraître, plus de cent santons ont été créés cet après-midi du 22 novembre.
Avec près de cent kilos d’argile !
Dans le courant du mois de décembre, ils se retrouveront pour peindre leurs personnages qui auront été cuits d’ici là.
Enfants, parents, grands-parents ensemble pour préparer cette procession immortelle avec un peu d’argile.
N’est-ce pas aussi cela, la préparation de Noël ?

Curieuse idée de la solidarité ? Ou de la graine de terrorisme ?

Le sacristain a entendu aux informations à la radio un soir vers 19 h 30 l’interview d’un étudiant gréviste qui explique, en toute bonne conscience et avec fougue, qu’ils bloquent les cours par souci d’égalité entre tous les étudiants.
Si les cours avaient lieu, les pauvres étudiants grévistes seraient pénalisés par rapport aux non-grévistes qui eux, suivraient les cours.
Il ne leur a pas traversé l’esprit un quart de dixième de seconde que certains de leurs collègues pourraient avoir de bonnes raisons de vouloir suivre les cours.
Quand apprendrons-nous à nous respecter l’un l’autre ?

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par email votre solution à jules.lagoutte portstnicolas.org.

Le sacristain est quand même surpris que ce mot que l’on trouve plus 235 000 fois sur Internet et qui devrait donner aux hommes l’espérance, en levant le voile de l’obscurité par une maturation spirituelle, soit compris par une très grande majorité comme le symbole d’une grande pagaille et du désastre. Quel est ce mot qui trouble le sacristain, à votre avis ?

La photo du sacristain

Vous le voyez en train de préparer ses prochaines vacances en haute montagne...

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(re)publié: 01/12/2003