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Potins du sacristain - Eté 2001

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci.

Oncle Pierre disait :

« Les athées ont pour nous le même respect attendri que pour les meubles du Second Empire. »

Et il disait encore :
« Il faut très peu de puissance pour s’exhiber, il en faut beaucoup pour s’effacer. »

Un texte de loi qui prévoit tout

« Art. 223-15-2. - Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 2 500 000 FRF d’amende l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse soit d’un mineur, soit d’une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente et connue de son auteur, soit d’une personne en état de sujétion psychologique ou physique résultant de l’exercice de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement, pour conduire ce mineur ou cette personne à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables. »

A ce texte voici la réaction du sacristain au Bar de la Marine : « Si je comprends bien le texte de cette loi, mes frères et beaux-frères, père, grands-pères, etc., ainsi que moi-même, sommes tous redevables de 2,5 millions de francs, ayant usé et abusé de pôvres femmes enceintes, en leur faisant porter un, voire même plusieurs enfants qui, une fois nés, nuisent gravement à la santé de leur mère. »

Ne riez pas trop fort... Hélas !

Un grand humaniste disparaît

Le sacristain a été vraiment surpris de la discrétion des médias à la disparition du cardinal Eyt (archevêque de Bordeaux).
Sa liberté de parole et sa droiture seraient-elles négligeables, dans notre monde où seul le « sensationnel » a droit à la parole ?

Prenons exemple sur son courage et sa simplicité !

Les critères de discernement des tendances sectaires

Proposés par Vernette (secrétaire du service national « Pastorale, sectes et nouvelles croyances » de l’Eglise catholique en France) :

Comment fonctionne le pouvoir ?
- A qui appartient-il ?
- Qui l’a confié au leader ?
- Quel est son champ d’exercice ?
- Est-il contrôlé, et comment ?
La dérive sectaire s’appelle l’oppression.

Comment circule le savoir ?
-Qui détient l’information dans le groupe ?
- Quelle place est faite à la parole de chacun ?
- Est-ce seulement le leader qui « sait » ?
- Le groupe a-t-il l’assurance d’avoir toujours raison contre quiconque, se sent-il investi de la mission de faire la leçon à tous les autres groupes (d’Eglise, par exemple) ?
La dérive sectaire s’appelle suffisance et endoctrinement.

Comment se gère l’avoir ?
- D’où vient l’argent ?
- Qui en a le contrôle ?
- A qui va-t-il ?
- L’adepte retrouve-t-il des moyens de vivre s’il quitte le groupe ?
La dérive sectaire s’appelle l’exploitation.

Comment sont vécues les relations ?
- Dans le groupe (liberté d’échange entre membres et respect des différences) ?
- Avec les autres groupes (ecclésiaux, par exemple) ?
- Pense-t-il se suffire à lui-même, centré sur son développement ?
La dérive sectaire s’appelle fermeture.

La Croix, 15 janvier 2001

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par email votre solution à jules.lagoutte portstnicolas.org.

Magnifique don de Dieu,
apportée par Jésus Christ,
bien que n’apparaissant qu’une fois dans l’évangile de saint Jean et jamais chez les autres.
Galvaudée souvent par les hommes.
Utilisée par Le Malin.
Est plus puissante que la toute puissance de Dieu.

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(re)publié: 01/07/2001