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Potins du sacristain - Mars 2000

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci.

Oncle Pierre disait :

« Quand la place est libre... Dieu vient.
Quand la place est encombrée... Il s’en va. »

Et il disait aussi :
« Joindre les mains c’est magnifique.
Mais les ouvrir, c’est encore mieux. »

Heureux

Heureux ceux qui vont à la rencontre de ceux dont l’Eglise est loin :
non-croyants, croyants d’autres traditions religieuses, pauvres : étrangers, hommes et femmes d’autres cultures.
Heureux ceux qui acceptent d’aimer même ceux qui refusent de les aimer.
Heureux ceux qui acceptent d’exposer leurs idées tout en acceptant que les autres n’y adhèrent pas.
Heureux ceux qui suscitent dans l’Eglise et la société des lieux et des temps où chacun puisse être reconnu et prendre la parole.
Heureux ceux qui, sans craindre les épreuves, s’enracinent dans la durée et la patience sans jamais se lasser de faire des petits pas pour rencontrer enfin les autres.
Heureux ceux qui ont un souci de cohérence entre leur propre vie et les combats qu’ils mènent.
Heureux ceux qui s’en remettent à Dieu chaque jour dans la prière.
Heureux ceux qui espèrent toujours : ils trouveront la route qui conduit au cœur des autres et de Dieu.

(J-C. Thomas, Eglise de Corse 1985 - Revue Prier)

La foi

Le sacristain a entendu cette phrase dans une retraite de confirmation au sujet du Credo : « Non seulement j’y crois, mais en plus cela va arriver. »

Vanités des titres de l’Eglise

Connaissez-vous l’histoire de ce cardinal italien invité à dîner chez un français avisé, lequel, avant de passer à table, demande à son hôte : « Comment dois-je vous appeler ? Monseigneur ? Monsieur le cardinal ? Mon père ? » Et ce prince de l’Église de répondre sans autre manière : « Cher ami, nous sommes entre nous, dites simplement ’’Éminence’’ » !

(La Croix, 15/02)

La question des ministères

[...] Cela laisse intacte la question des ministères qui était, puis-je le rappeler, l’objet de mon intervention en tête de fil.
Comme d’habitude, dès qu’on peut trouver une diversion, on s’y engouffre afin d’échapper aux questions qui fâchent ou qui gênent. Donc, je repose la mienne : sachant que l’Eglise catholique en France perd 800 prêtres par an et en ordonne 100, sachant qu’il en existe à peine 15 000 valides, dans combien de temps nos communautés se trouveront-elles de fait privées de pasteur et de messe, si on n’apporte aucun changement dans la manière d’appréhender les ministères ordonnés ? C’est, me semble-t-il, une question sérieuse qui mérite qu’on s’y attarde. Mais pourquoi donc effraie-t-elle à ce point ?

(Hervé Boulic, au forum de PSN)

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par email votre solution à jules.lagoutte portstnicolas.org.

OK ? Tout le monde a compris ? Alors, allons-y et faisons avancer le schmilblick :

D’après vous, à quoi pense Hilaire Lecouédic, le copain du sacristain qui surveille les quais, quand il dit : « C’est comme la minijupe, il faut qu’elle soit suffisamment courte pour attirer l’attention, et suffisamment longue pour couvrir le sujet. »


Une faute d'orthographe, une erreur, un problème ? Dites-nous tout !
 
Jules LAGOUTTE

Patron du Bar de la Marine de Port Saint Nicolas.

(re)publié: 01/03/2000