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Potins du sacristain - Mai 1998

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait :

« Ce ne sont pas les saints que l’on devrait canoniser, mais plutôt ceux qui vivent avec. »

Et il disait aussi :
« Avec le christianisme on y voit pas très clair ; sans le christianisme on y voit plus rien du tout. »

Le sacristain y perd son latin

Au bar de la Marine, on discute ferme en ce mois de mai d’une proposition de loi qui, en France, serait déposée, à la fin du mois, à l’Assemblée Nationale. Entre le CUCS (contrat d’union civile et sociale), le PIC (pacte d’intérêt commun) et le PACS (pacte civil de solidarité), le sacristain y perd un peu son latin, mais il entrevoit pourtant que l’enjeu est d’importance.
S’il se méfie de tous les politiques qui font de la famille leur cheval de bataille et s’il comprend parfaitement qu’on prenne les mesures appropriées pour épargner à des gens non mariés des situations financières tragiques, il se demande s’il est bien opportun de donner une reconnaissance juridique à des formes de cohabitation hors mariage, sans porter atteinte à cette institution du mariage qui constitue l’un des fondements les plus essentiels de notre société.
Le sacristain souscrit à ce que disait Louis-Marie Billé, dans son discours de clôture de la dernière Assemblée des évêques à Lourdes : « On ne peut pas d’un côté avoir pitié de l’enfance meurtrie par la dérive des mœurs et, de l’autre, briser les images de la paternité et de la maternité ! »

L’humour du Christ

L’autre matin à la messe, le sacristain a été surpris d’une phrase du Christ qui dit d’abord : « Armez-vous ! » aux disciples, qui lui répondent : « Seigneur, voici deux épées. » Puis il dit : « Cela suffit. » Le sacristain trouve que cet humour noir devait être relevé...
Il se demande si quelqu’un pourrait un jour lui faire un dossier sur l’humour du Christ. Personne n’en a encore fait à sa connaissance et plusieurs fois, le sacristain trouve que ce que Jésus dit ou fait, c’est drôle.
Autre exemple : l’attitude de Jésus devant les pharisiens qui voulaient lapider la prostituée, il écrit par terre... (bien sûr, qu’il ne voulait juger ni les uns ni les autres, mais le sacristain trouve cette attitude humoristique). Si vous connaissez d’autres passages drôles, envoyez un message au webmaster, qui transmettra au sacristain.

Bientôt une descente de religieuses au cyber-café ?

A la sortie de la messe, le sacristain s’est fait agresser par trois bonnes sœurs d’un certain âge qui ont suivi un session avec Catherine Sesbouë (responsable cyber-communication du CEF), et qui sont revenues emballées ! Elles veulent foncer dans un « cyber-café » et avoir leur email. Evidement, c’était Catherine qui avait dénoncé le sacristain comme tout à fait compétent aussi bien dans le « cyber » que dans le « café »... Tout ça pour dire simplement qu’il y reste des choses à faire...

Nous ne sommes qu’au début de la civilisation

Le sacristain se demande si on n’en est pas qu’au début de la civilisation. Jamais il n’y a eu tant de martyrs qu’en ce vingtième siècle. Et à 150 ans de l’abolition de l’esclavage, il a lu dans GEO que 100 à 200 millions d’hommes sont exploités à l’aube du vingt et unième.

La photo du sacristain

Voici le sacristain au deuxième rang, lors de la Veillée pascale dans son église paroissiale.

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(re)publié: 01/05/1998