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Potins du sacristain - Juin 1998

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci.

Oncle Pierre disait :

« Dieu n’est pas comme nous voulons qu’il soit ! »

Et il disait aussi :
« Si Jésus Christ n’est pas dans ta parole, alors TAIS-TOI ! »

Contre-culture de 68

Marc Gentilini, président de la Croix-Rouge, écrit dans La Croix du 2 mai : « J’aimerais, plus généralement qu’on apprenne aux jeunes comment s’occuper des autres. C’est presque une contre-culture de 68 où on valorisait d’abord l’individu. Il faut montrer que seul, on vaut beaucoup mais on ne sert à rien, et affirmer qu’on peut garder son prix tout en étant utile à la collectivité. »

Une messe, ça fait combien en euros ?

Voilà, c’est parti pour l’euro. Le sacristain trouve que c’est une bonne chose, qui aidera certainement à éviter de nouvelles guerres en Europe, dans un continent où on n’a pas cessé de se battre pendant des millénaires.
Cependant, il se pose des questions plus générales sur le commerce européen. En connaissant tous les prix en euros, il devient facile de comparer, et du coup, certains de nos paroissiens pourraient être tentés de faire dire des messes bon marché à l’étranger. Notons que certaines Eglises soit sont publiquement soutenues par l’Etat (Luxembourg), soit bénéficient d’apports financiers non négligeables à travers un impôt (’’Kirchensteuer’’, Allemagne). Il est évident que ces pays pourront fournir les mêmes services à un prix sans concurrence.

Oncle Pierre aurait aimé entendre cela...

Les citations de l’oncle Pierre sont de plus en plus lues et méditées. A ce sujet, le sacristain se réjouit que certains délaissent la langue de bois et prennent ce cher oncle Pierre comme exemple en accouchant des propos intelligents. Le sacristain n’a pas manqué de les partager avec les marins du bar durant le mois de mai :
« Il y a plus de joie dans le ciel pour un ministre qui se repent, que pour 99 évêques qui persévèrent » (Noël Copin, La Croix du mardi 21 avril, dans un article sur l’accueil de l’étranger).
« Je vis quelque chose bouger au loin, je crus que c’était un animal ; je m’approchais, je vis que c’était un homme ; je m’approchais encore, je vis que c’était mon frère. » (Mot de la fin de l’intervention de Jean Delumeau lors du colloque organisé par La Croix et Réforme à Nantes)

Les 14 meilleures manières bibliques de trouver une épouse

  1. Trouvez une prisonnière de guerre attractive, ramenez-la chez vous, rasez-lui la tête, coupez-lui les ongles et donnez-lui de nouveaux vêtements. Elle est à vous. [1]
  2. Trouvez une prostituée et épousez-la. [2]
  3. Trouvez un homme avec sept filles, et impressionnez-le en abreuvant son troupeau. [3]
  4. Achetez un champ, et recevez une femme comme faisant partie de la transaction. [4]
  5. Allez à une fête et cachez-vous. Quand les filles sortent pour danser, enlevez-en une et ramenez-la chez vous pour être votre femme. [5]
  6. Demandez à Dieu de vous en créer une pendant que vous dormez. Notez que cela vous coûtera une côte. [6]
  7. Coupez les prépuces de 200 ennemis de votre futur beau-père et recevez sa fille en mariage. [7]
  8. Même s’il n’y a personne dans les environs, allez vous promener un peu au dehors et vous trouverez quelqu’un. [8]
  9. Devenez le roi d’une grande nation et organisez un concours de beauté. [9]
  10. Si vous voyez quelqu’un qui vous plaît, dites à vos parents : « J’ai vu une fille ; maintenant allez me la chercher ! » Si vos parents discutent votre décision, dites-leur simplement : « Débrouillez-vous, c’est celle-là qu’il me faut ! » [10]
  11. Tuez un mari et prenez son épouse. [11]
  12. Ne soyez pas tellement exigeant ! Au lieu de la qualité, recherchez la quantité ! [12]
  13. Prévoyez de marier dix femmes à la fois. Juste avant, écartez les cinq insensées. [13]
  14. Une femme ? Nooooon !!! [14]

[1Dt 21,10-13 : Lorsque tu partiras en guerre contre tes ennemis, que Yahvé ton Dieu les aura livrés en ton pouvoir et que tu leur auras fait des prisonniers, si tu vois parmi eux une femme bien faite et que tu t’en éprennes, tu pourras la prendre pour femme et l’amener en ta maison. Elle se rasera la tête, se coupera les ongles et quittera son vêtement de captive ; elle demeurera dans ta maison et pleurera tout un mois son père et sa mère. Ensuite tu pourras t’approcher d’elle, agir en mari, et elle sera ta femme.

[2Os 1,2-3 : Commencement de ce que Yahvé a dit par Osée. Yahvé dit à Osée : « Va, prends une femme se livrant à la prostitution et des enfants de prostitution, car le pays ne fait que se prostituer en se détournant de Yahvé. » Il alla donc prendre Gomer, fille de Diblayim, qui conçut et lui enfanta un fils.

[3Ex 2,16-21 : Or un prêtre de Madiân avait sept filles. Elles vinrent puiser et remplir les auges pour abreuver le petit bétail de leur père. Des bergers survinrent et les chassèrent. Moïse se leva, vint à leur secours et abreuva le petit bétail. Elles revinrent auprès de Réuel, leur père, qui leur dit : « Pourquoi revenez-vous si tôt aujourd’hui ? » Elles lui dirent : « Un Egyptien nous a tirées des mains des bergers ; il a même puisé pour nous et abreuvé le petit bétail. — Et où est-il ? Demanda-t-il à ses filles. Pourquoi donc avez-vous abandonné cet homme ? Invitez-le à manger. » Moïse consentit à s’établir auprès de cet homme qui lui donna sa fille, Cippora.

[4Rt 4,5-10 : Mais Booz dit : « Le jour où, de la main de Noémi, tu acquerras ce champ, tu acquiers aussi Ruth la Moabite, la femme de celui qui est mort, pour perpétuer le nom du mort sur son patrimoine. » Celui qui avait droit de rachat répondit alors : « Je ne puis exercer mon droit, car je craindrais de nuire à mon patrimoine. Exerce pour toi-même mon droit de rachat, car moi je ne puis l’exercer. » Or c’était autrefois la coutume en Israël, en cas de rachat ou d’héritage, pour valider toute affaire : l’un ôtait sa sandale et la donnait à l’autre. Telle était en Israël la manière de témoigner. Celui qui avait droit de rachat dit donc à Booz : « Fais l’acquisition pour toi-même », et il retira sa sandale. Booz dit aux anciens et à tout le peuple : « Vous êtes témoins aujourd’hui que j’acquiers de la main de Noémi tout ce qui appartenait à Elimélek et tout ce qui appartenait à Mahlôn et à Kilyôn, et que j’acquiers en même temps pour femme Ruth la Moabite, veuve de Mahlôn, pour perpétuer le nom du mort sur son héritage et pour que le nom du mort ne soit pas retranché d’entre ses frères ni de la porte de sa ville. Vous en êtes aujourd’hui les témoins. »

[5Jg 21,19-23 : « Mais il y a, dirent-ils, la fête de Yahvé qui se célèbre chaque année à Silo. » (La ville se trouve au nord de Béthel, à l’orient de la route qui monte de Béthel à Sichem et au sud de Lebona.) Ils recommandèrent donc aux Benjaminites : « Allez vous mettre en embuscade dans les vignes. Vous guetterez et, lorsque les filles de Silo sortiront pour danser en chœurs, vous sortirez des vignes, vous enlèverez pour vous chacun une femme parmi les filles de Silo et vous vous en irez au pays de Benjamin. Si leurs pères ou leurs frères viennent nous chercher querelle, nous leur dirons : ’’Accordez-les nous, car nous n’avons pas pu prendre de femme pour chacun dans le combat ; et vous ne pouviez pas les leur donner, car alors vous auriez été coupables.’’ » Ainsi firent les Benjaminites, et, parmi les danseuses qu’ils avaient enlevées, ils prirent un nombre de femmes égal au leur, puis ils partirent, revinrent dans leur héritage, rebâtirent les villes et s’y établirent.

[6Gn 2,21-24 : Alors Yahvé Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu’il avait tirée de l’homme, Yahvé Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme. Alors celui-ci s’écria : « Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée ’’femme’’, car elle fut tirée de l’homme, celle-ci ! » C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair.

[71 S 18,27 : Les serviteurs de Saül rapportèrent ces paroles à David et celui-ci trouva que l’affaire était bonne, pour devenir le gendre du roi. Le temps n’était pas écoulé que David se mit en campagne et partit avec ses hommes. Il tua aux Philistins 200 hommes, il rapporta leurs prépuces et les compta au roi, pour devenir son gendre. Alors Saül lui donna pour femme sa fille Mikal.

[8Gn 4,16-17 : Caïn se retira de la présence de Yahvé et séjourna au pays de Nod, à l’orient d’Eden. Caïn connut sa femme, qui conçut et enfanta Hénok. Il devint un constructeur de ville et il donna à la ville le nom de son fils, Hénok.

[9Est 2,3-4 : « Que le roi constitue des commissaires dans toutes les provinces de son royaume afin de rassembler tout ce qu’il y a de jeunes filles vierges et belles à la citadelle de Suse, dans le harem, sous l’autorité de Hégé, eunuque du roi, gardien des femmes. Celui-ci leur donnera tout ce qu’il faut pour leurs soins de beauté et la jeune fille qui aura plu au roi succédera comme reine à Vasthi. » L’avis convint au roi, et c’est ce qu’il fit.

[10Jg 14,1-3 : Samson descendit à Timna et remarqua, à Timna, une femme parmi les filles des Philistins. Il remonta et l’apprit à son père et à sa mère : « J’ai remarqué, à Timna, dit-il, parmi les filles des Philistins, une femme. Prends-la-moi donc pour épouse. » Son père lui dit, ainsi que sa mère : « N’y a-t-il pas de femme parmi les filles de tes frères et dans tout mon peuple, pour que tu ailles prendre femme parmi ces Philistins incirconcis ? » Mais Samson répondit à son père : « Prends-la-moi, celle-là, car c’est celle-là qui me plaît. »

[112 S 11,2-4.15-17.26-27 : Il arriva que, vers le soir, David, s’étant levé de sa couche et se promenant sur la terrasse du palais, aperçut, de la terrasse, une femme qui se baignait. Cette femme était très belle. David fit prendre des informations sur cette femme, et on répondit : « Mais c’est Bethsabée, fille d’Eliam et femme d’Urie le Hittite ! » Alors David envoya des émissaires et la fit chercher. Elle vint chez lui et il coucha avec elle, alors qu’elle venait de se purifier de ses règles. Puis elle retourna dans sa maison. (...) Il écrivait dans la lettre : « Mettez Urie au plus fort de la mêlée et reculez derrière lui : qu’il soit frappé et qu’il meure. » Joab, qui bloquait la ville, plaça Urie à l’endroit où il savait que se trouvaient de vaillants guerriers. Les gens de la ville firent une sortie et attaquèrent Joab. Il y eut des tués dans l’armée, parmi les gardes de David, et Urie le Hittite mourut aussi. (...) Lorsque la femme d’Urie apprit que son époux, Urie, était mort, elle fit le deuil pour son mari. Quand le deuil fut achevé, David l’envoya chercher et la recueillit chez lui, et elle devint sa femme. Elle lui enfanta un fils. Mais l’action que David avait commise avait déplut à Yahvé.

[121 R 11,1-3 : Le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères — outre la fille de Pharaon — : des Moabites, des Ammonites, des Edomites, des Sidoniennes, des Hittites, de ces peuples dont Yahvé avait dit aux Israélites : « Vous n’irez pas chez eux et ils ne viendront pas chez vous ; sûrement ils détourneraient vos cœurs vers leurs dieux. » Mais Salomon s’attacha à elles par amour ; il eut 700 épouses de rang princier et 300 concubines.

[13Mt 25,1-12 : Alors il en sera du Royaume des Cieux comme de dix vierges qui s’en allèrent, munies de leurs lampes, à la rencontre de l’époux. Or cinq d’entre elles étaient sottes et cinq étaient sensées. Les sottes, en effet, prirent leurs lampes, mais sans se munir d’huile ; tandis que les sensées, en même temps que leurs lampes, prirent de l’huile dans les fioles. Comme l’époux se faisait attendre, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Mais à minuit un cri retentit : Voici l’époux ! sortez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent et apprêtèrent leurs lampes. Et les sottes de dire aux sensées : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. Mais celles-ci leur répondirent : Il n’y en aurait sans doute pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous. Elles étaient parties en acheter quand arriva l’époux : celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte se referma. Finalement les autres vierges arrivèrent aussi et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! Mais il répondit : En vérité je vous le dis, je ne vous connais pas !

[141 Co 7,32-35 : Je voudrais vous voir exempts de soucis. L’homme qui n’est pas marié a souci des affaires du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur. Celui qui s’est marié a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à sa femme ; et le voilà partagé. De même la femme sans mari, comme la jeune fille, a souci des affaires du Seigneur ; elle cherche à être sainte de corps et d’esprit. Celle qui s’est mariée a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à son mari. Je dis cela dans votre propre intérêt, non pour vous tendre un piège, mais pour vous porter à ce qui est digne et qui attache sans partage au Seigneur.

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(re)publié: 01/06/1998