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Nul grand homme pour son valet

À l’époque où les grands hommes de ce monde cumulaient richesses et responsabilités, ils avaient des valets de chambre. Fréquentant l’intimité de leur maître, les valets avaient accès à la face cachée de leur vie avec son lot de misères et de faiblesses. Ce “grand homme” public redevenait comme tout le monde dans la vie privée.

C’est sagesse que de se souvenir que face aux grandes questions de la vie (mort, souffrance, maladie, conjugalité, éducation des enfant…), nous sommes tous logés à la même enseigne.

Cette égalité des êtres humains est fondamentale. Pourtant, cette remarque populaire procède de la même attitude que celle qui consiste à s’attarder sur les apparences, qu’elles soient publiques ou privées. Même en privé, on peut encore jouer un rôle. Enfin, elle joue l’égalité par le bas. Antoine de Saint-Exupéry voyait plus loin en faisant dire au renard que « l’essentiel était invisible ».

La foi chrétienne a appris du Christ qu’il ne fallait pas s’arrêter aux apparences qu’elles soient publiques ou privées : « Tu ne regardes pas au rang des personnes. » (Mt 22,16) En fait, dans le cœur de Dieu, chacun est grand et d’un prix infini : « Tu as du prix à mes yeux. » Le Christ a choisi de se faire le serviteur de tous. Cela nous invite alors à accepter que chacun soit supérieur à nous-mêmes. Cf. Ph 2,3.

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(re)publié: 01/09/2019