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La bassine du lavement des pieds

Eh bien oui c’est bien elle, le sacristain est fier de vous montrer cette bassine dans un état extraordinaire de conservation. En effet, la femme du propriétaire de la salle prêtée pour l’occasion de la Pâque, stupéfait de ce geste du Christ, garda précieusement cet objet dans un sac de jute entouré de coton sec.

Après la Pentecôte, elle devint une des premières baptisées, elle se nommait Sabina (on comprend pourquoi curieusement toutes les Sabine se font appeler Bassine par leurs frères et sœurs).

Peu de temps après hélas, elle perdu son mari, et comme elle était fort belle elle se fit alors enlever par un Romain confirmant une très vieille histoire d’enlèvement. Elle emporta avec elle ce précieux paquet au retour de son nouveau mari à Rome. Cette bassine servit ensuite à différents papes pour commémorer le Jeudi saint le lavements des pieds, et en 1309 Clément V l’emporta avec lui à Avignon.

Mais lorsqu’en 1403 Benoît XIII s’enfuit d’Avignon à la suite du siège qui dura cinq ans, il oublia d’emporter cette bassine qui fut volée par un maître danseur vivant à côté du pont Saint-Bénézet.

C’est parce qu’il faisait danser autour cette bassine que l’on danse tout en rond sur le pont d’Avignon.

C’est un descendant de ce maître danseur qui confia cette bassine au sacristain. La femme du sacristain, toujours pratique, s’en sert pour faire ses confitures...

Il n’y a plus de respect.


Olivier JULLIEN de POMMEROL
 
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(re)publié: 01/03/2018