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L’épée de Salomon

La mère ayant récupéré son fils, grâce au sage jugement de Salomon (1 R 3,16-28), on lui donna en souvenir l’épée qui avait été à deux doigts de couper son fils en deux. Cette dame nommée Tetraonida décida très vite de s’expatrier avec son fils et de siècles en siècles cette famille conserva cet objet qui leur rappelait que la vie ne tient qu’à un fil d’épée. Et curieusement, (est-ce lié à cette histoire ?) depuis Salomon, dans cette famille, il n’y a jamais eu que des garçons, qui se transmirent ce fameux sabre.

Par contre les noms se transformèrent au fur et à mesure que ces « nomades » changèrent de pays. Ils se sont appelés Pernicus en Italie, Alpenschneehuhn en Allemagne, Perdriznival en Espagne, Lagopède en France, Alpensneeuwhoen en Hollande, Ptarmigane en Grande-Bretagne, Fjällripa en Suède, et enfin Giron en Laponie (c’est un de leurs descendants qui fonda la ville de Kiruna dans les années 1900).

Hélas cette famille disparaît. Le dernier descendant, âgé de 98 ans, ayant remarqué sur Internet qu’un Giron faisait partie de l’équipe de Port Saint Nicolas, lui a fait parvenir ce magnifique et historique sabre pour que la tradition se poursuive. Mais ce Giron n’ayant aucun rapport avec Tetraonida préféra, étant donné la valeur biblique de ce sabre, le confier au musée du sacristain : qu’il en soit remercié.

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Olivier JULLIEN DE POMMEROL
(re)publié: 01/11/2020
1ère public.: 01/02/2017