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Numéro(s) recherché(s): Dei Verbum 11-13
| Dei Verbum | 11 | L'inspiration divine de la sainte Ecriture et son interprétation Inspiration, inerrance de la Sainte Ecriture Ce qui a été divinement révélé, et qui est contenu et exposé dans la Sainte Ecriture, a été consigné sous l'inspiration du Saint-Esprit. Les livres entiers tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, la Sainte Mère Eglise les tient, en vertu de la foi reçue des apôtres, pour saints et canoniques, parce que, composés sous l'inspiration du Saint-Esprit (1), ils ont Dieu pour auteur, et ont été transmis comme tels à l'Eglise elle-même (2). Pour la rédaction des Livres saints, Dieu a choisi des hommes; il les a employés en leur laissant l'usage de leurs facultés et de toutes leurs ressources (3), pour que, lui-même agissant en eux et par eux (4), ils transmettent par écrit, en auteurs véritables, tout ce qu'il voulait, et cela seulement (5). Puis donc qu'on doit maintenir comme affirmé par le Saint-Esprit tout ce qu'affirment les auteurs inspirés ou hagiographes, il s'ensuit qu'on doit confesser que les livres de l'Ecriture enseignent nettement, fidèlement et sans erreur, la vérité telle que Dieu, en vue de notre salut, a voulu qu'elle fût consignée dans les Saintes Lettres (6). C'est pourquoi " toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice: l'homme de Dieu peut ainsi se trouver accompli, équipé pour toute bonne oeuvre " (2 Tim. 3, 16-17 grec). (1) Cf. Jn. 20, 31; 2 Tim. 3, 16; 2 Pet. 1, 19-21; 3, 15-16. (2) Cf. Conc. Varie. I, Const. dogm. sur la loi cath., ch. 2, La révélation: Denz. 1787 (3006); Comm. bibli. décret du 18 juin 1915: Denz. 2180 (3629); Enchir. bibli. 420; Supr. Congr. du Saint Office: Lettre du 22 décembre 1923: E. B. 499. (3) Cf. Pie XII, encycl. Divino afflante Spiritu. 30 sept. 1943: AAS 35 (1943), 314; E. B., 556. (4) Dans l'homme et par l'homme: cf. Hébr. 1, I, et 4, 7 (dans): 2 Sam. 23, 2; MI. I, 22 et passim (par); Conc. Vatic. I, schéma de la doctr. cath., note 9, Collect. Lac. VII, 522. (5) Léon XIII, Encycl. Providentissimus Deus, 18 nov. 1893, Denz. 1952 (3293): E. B., 125. (6) Cf. Saint Augustin, Comment. litt. de la Genèse, 2, 9, 20: P.L. 34, 270-271; CSEL 28, 1, 46-47 et Lettre 82, 3: P.L. 33, 277: CSEL 34, 2, 354; -- S. Thomas, La Vérité, q. 12, art. 2, C. -- Conc. de Trente, sess. IV, Les Ecritures canoniques: Denz. 783 (1501). -- Léon XIII, Encycl. Providentissimus, E. B.. 121, 124. 126-127. -- Pie XII, Encycl. Divino afflante Spiritu: E.B. 539. |
| Dei Verbum | 12 | Comment il faut interpréter la Sainte Ecriture Puisque Dieu parle dans la Sainte Ecriture par des intermédiaires humains, à la façon des hommes (1), l'interprète de la Sainte Ecriture, pour saisir clairement quels échanges Dieu lui-même a voulu avoir avec nous, doit rechercher ce que les hagiographes ont eu réellement l'intention de nous faire comprendre, ce qu'il a plu à Dieu de nous faire connaître par leur parole. Pour découvrir l'intention des hagiographes, il faut entre autres choses être attentif aussi " aux genres littéraires ". En effet la vérité est proposée et exprimée de manière différente dans les textes qui sont historiques à des titres divers, dans les textes prophétiques, les textes poétiques, ou les autres sortes de langage. Il faut donc que l'interprète recherche le sens qu'en des circonstances déterminées, l'hagiographe, étant donné les conditions de son époque et de sa culture, a voulu exprimer et a de fait exprimé à l'aide des genres littéraires employés à cette époque (2). Pour comprendre correctement ce que l'auteur sacré a voulu affirmer par écrit, il faut soigneusement prendre garde à ces façons de sentir, de dire ou de raconter, qui étaient habituelles dans le milieu et à l'époque de l'hagiographe, et à celles qui étaient habituellement en usage ça et là à cette époque, dans les relations entre les hommes (3). Mais comme l'Ecriture Sainte doit être lue et interprétée avec le même Esprit qui l'a fait écrire (4), pour découvrir correctement le sens des textes sacrés, il ne faut pas donner une moindre attention au contenu et à l'unité de l'Ecriture tout entière, compte tenu de la Tradition vivante de l'Église tout entière, et de l'analogie de la foi. Il appartient aux exégètes de travailler selon ces règles pour comprendre et expliquer plus profondément le sens de l'Ecriture, pour que, par une étude qui l'aurait pour ainsi dire préparé à l'avance, le jugement de l'Eglise puisse mûrir. Car tout ce qui concerne la manière d'interpréter l'Ecriture est soumis en dernier lieu au jugement de l'Eglise, qui s'acquitte de l'ordre et du ministère divin de garder et d'interpréter la parole de Dieu (5). (1) S. Augustin, La Cité de Dieu, XVII, 6, 2: P.L. 41,537; CSEL, XL, 2, 228. (2) S. Augustin. La doctrine chrétienne, III, 18, 26: P.L. 34, 75-76; CSEL 80, 95. (3) Pie XII, loc. cit.: Denz. 2294 (3829-3830); E. B. 557-562. (4) Cf. Benoît XV, Encycl. Spiritus Paraclitus, 15 sept. 1920, E. B., 469; S. Jérôme, Sur l'épître aux Galates, 5, 19-21, P.L. 26, 417 A. (5) Cf. Conc. Vatican I, Const. dogm. sur la loi cath., eh. 2, La révélation: Denz. 1788 (3007). |
| Dei Verbum | 13 | La condescendance de Dieu Dans la Sainte Ecriture, se manifeste donc, la vérité et la sainteté de Dieu demeurant toujours intactes, l'admirable " condescendance " de la Sagesse éternelle, " pour que nous apprenions l'inexprimable bonté de Dieu. et quelle immense adaptation de langage il a employée, prenant un soin très attentif de notre nature " (1). Les paroles de Dieu, en effet, exprimées en des langues humaines, se sont faites semblables au langage humain, tout comme autrefois le Verbe du Père éternel, ayant pris la chair de la faiblesse humaine, s'est fait semblable aux hommes. (1) S. Jean Chrysostome, Sur la Genèse 3, 8, (hom. 17, 1): P.G. 53, 134. Le terme grec employé, traduit ici par "adaptation ", est synkatabasis |

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