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La prière, une obligation ou une grâce ? - PSN Port Saint Nicolas -
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La prière, une obligation ou une grâce ?

Chapitre 23 du Guide de Lecture proposé à la fin du Catéchisme de l’Eglise catholique dans son édition française de 1998

Est-il besoin d’être croyant pour prier ? L’Eglise demande de « faire sa prière ». Mais la prière n’est-elle pas autre chose qu’un rite à observer ? Elle doit exprimer le fond du coeur, ce que chacun ressent quand il se met en face de soi : Plus qu’une obligation, la prière est d’abord la grâce de ceux qui veulent respirer à l’intérieur d’eux-mêmes en présence de Dieu. Pourquoi donc l’Eglise a-t-elle codifié par des prescriptions les temps et les formules de prière ?

Il faut d’abord remarquer que le CEC consacre toute sa quatrième partie (2558-2865) à la prière. C’est dire l’importance qu’il lui attache pour le chrétien. Il précise d’abord la place que tient la prière dans l’expérience même de la foi. Il insiste sur la présence de l’Esprit au cœur de la démarche priante. Il justifie le rôle éducatif de l’Eglise qui ouvre à ses fidèles les différents chemins de la prière, qu’elle soit personnelle ou communautaire.

La prière du croyant

 Quelles que soient ses formes, la prière est l’expression de la foi : c’est une « élévation de l’âme vers Dieu » (2559). Elle permet de s’établir en relation avec Dieu (2562).
 La prière naît du cœur, notre centre caché, insaisissable par notre raison et par autrui (2562).
 La prière est universelle parce que la « quête de Dieu » est présente partout. « Toutes les religions en témoignent » (2566). Elle est aussi présente à l’histoire des hommes : elle est « la relation à Dieu dans les événements de l’histoire » (2568).
 La prière chrétienne est la réponse à un appel qui vient du dedans. C’est l’Esprit-Saint, le Maître intérieur (741), qui, en nous, la fait « jaillir » et la « dirige vers le Père » (2564, 2652, 2670, 2672). C’est le Christ qui, en nous, a soif, comme au puits de la Samaritaine (2560).
 La prière est un combat (2725). « Elle ne se réduit pas au jaillissement spontané d’une impulsion intérieure. Pour prier, il faut le vouloir » (2650). Elle doit faire face à de multiples obstacles, en particulier à tous les préjugés issus des mentalités et des courants actuels (2726). D’autre part, on ne peut méconnaître les difficultés propres à l’exercice même de la prière (2729-2733).
 La prière est d’abord une question d’amour (2742). C’est la disposition du cœur qui purifie la demande exprimée dans la prière. C’est elle aussi qui accepte que Dieu n’exauce qu’à la mesure de notre bien (2735-2737). En outre, il ne suffit pas de dire : « Seigneur, Seigneur » (Mt 7,21), mais « d’accorder son cœur à faire la volonté du Père » (2611).

La prière en Eglise

Si l’Eglise a précisé les temps de la prière du chrétien (2698) et si elle privilégie certaines formules, c’est autant pour signifier la « communion » de tous (2565) que pour offrir un « langage » à tous ceux qui s’engagent sur des « chemins de prière » (2663).

C’est d’abord dans les Ecritures (2568-2597) que l’Eglise puise des modèles et des formulations de la prière (2625). Le Christ Lui-même a prié son Père (2599-2607) et il a demandé à ses disciples de « prier en son nom » (2614).

La prière n’a rien d’uniforme. Elle ne va pas à Dieu par un sens unique. Elle prend différentes voies qui lui donnent chacune une forme particulière. Ainsi le CEC distingue-t-il la prière de bénédiction et d’adoration qui se tourne vers le Seigneur pour « exalter » sa grandeur et ses dons (2626-2628), la prière de demande et d’intercession dans laquelle nous Le supplions pour nous-mêmes ou pour les autres (2629-2636), la prière d’action de grâces et de louange qui, simplement, se réjouit que « Dieu est Dieu » (2639) et qui exprime la reconnaissance pour ses dons (2637-2643). Le modèle en est la Vierge Marie dans le Magnificat (2619).

C’est dans la célébration de l’eucharistie que culminent toutes ces formes de la prière chrétienne (2643,1359-1361).

Pédagogie de la prière

Beaucoup d’enseignements du CEC concernent autant la prière personnelle que la prière communautaire (2586, 2655, 2664, 2704). « Le Seigneur conduit chacun par les chemins et de la manière qui Lui plaisent. Chaque fidèle répond selon la détermination de son cœur et les expressions personnelles de sa prière » (2699). Ainsi les Psaumes peuvent-ils inspirer tout autant la liturgie que le coeur de l’homme (2588). « Il est important de pétrir par la prière la pâte des humbles situations quotidiennes » (2660).

La prière ne va pas de soi. Il y faut un apprentissage (2650). « On entre en prière comme on entre en liturgie : par la porte étroite de la foi » (2656). Le Christ lui-même a appris la prière à ses Apôtres (2607 s.). En réponse à leur demande (Lc 11,1), il a confié cette « prière chrétienne fondamentale » qu’est le Notre Père (2759). Dans son ultime partie, le CEC présente le commentaire de chacune des demandes de la prière du Seigneur (2761-2865).

En définitive, la prière teste la vérité de la foi et de la vie du chrétien. Prière et vie chrétiennes sont indissociables (2745). « On prie comme on vit, parce qu’on vit comme on prie » (2725). La prière n’est rien d’autre que notre réponse à Dieu qui a soif que nous ayons soif de Lui." (2560)

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Catéchisme de l’Église catholique
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(re)publié: 30/11/1997
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