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L’Evangile vécu chez les Pionniers et Pionnières

Un pionnier aime la vie.
Il développe ses capacités
Il vit son corps et respecte celui des autres.

La beauté de la création nous laisse entrevoir la sagesse du Créateur de toutes ces merveilles. Ce regard contemplatif porté sur les choses et les gens est le signe d’un familier de Dieu, qui sait ménager dans sa vie des moments de prière. Dans la prière, je me découvre moi-même aimé(e) de Dieu.

En Mt 25,14-30, la parabole des talents nous invite à une certaine audace : Dieu nous demande de faire fructifier les richesses qu’il nous a confiées pour le bien de tous.

Dieu ne m’a pas créé pur esprit... Il m’a créé avec un corps. Lui même a pris corps en Jésus. C’est dire à quel point ce corps par lequel je m’exprime et par lequel j’entre en relation avec les autres est digne de respect : « votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et qui vous vient de Dieu (...). Glorifiez donc Dieu par votre corps ! » (1 Co 6,19-20).

Inventer et créer font d’un Pionnier un acteur et non un spectateur.

Dieu n’a pas livré à l’homme un monde « clef en mains », mais une création inachevée, dont il l’a fait émerger. Bien plus, Dieu a établi l’homme gérant de cette création. Dès les premières pages de la Bible, on nous dit que l’homme et la femme ont été créés « à l’image de Dieu », c’est-à-dire créateurs avec Lui.

Chercheur de Dieu, un Pionnier partage ses convictions.
Il trouve dans ses doutes des raisons de croire.
Il prie avec ceux qui croient en Jésus-Christ.

Le chrétien qui a été confirmé l’a été pour « être toujours prêt à rendre compte de l’espérance qui est en lui » (1 P 3,15).

Ceci n’empêche qu’il lui faut, comme Thomas, traverser le doute pour accéder à la foi. L’heure n’est d’ailleurs pas encore au face-à-face avec Dieu. Pour l’instant, il nous est demandé de cheminer dans la foi (He 11,8), non dans la claire vision. Les croyants qui ont pour « père » Abraham connaissent parfois le doute, mais ils continuent leur marche, se fiant aux petites lumières que Dieu met sur leur route pour la jalonner.

Les baptisés se savent solidaires comme les pierres d’un même édifice (1 P 2,5) ou, mieux, comme les membres d’un même corps (1 Co 12,12-27) dont le Christ est la Tête ! (Ep 4,15-16).

Un Pionnier n’agit pas pour lui seul.
Il refuse l’injustice et porte à tous la même attention.

C’est la fameuse « règle d’or » de l’évangile, par laquelle Jésus résume l’enseignement moral de toute l’écriture : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : c’est la Loi et les Prophètes. » (Mt 7,12).

Faire le salut scout, c’est s’engager à défendre le faible contre le fort et traduire dans son comportement quotidien l’évangile de Jésus (cf. Jc 2,14-18).
On peut compter sur un Pionnier.
Il sait faire des choix et aller jusqu’au bout.

Dieu croit en nous bien plus que nous croyons en Lui ! Et Celui qui est la Vérité nous apprend à tenir parole (Jc 5,12).

A la messe, la prière eucharistique nous rappelle que « Jésus, qui avait aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout ». Disciple de Jésus, le Pionnier sait le prix de la fidélité et connaît la valeur de sa parole.

Matthieu, Marc, Luc, Jean, Paul, Philippe (Louveau) et les autres
pour le poste pionnier du Plessis-Trévise (Val-de-Marne)
février 1998

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Philippe LOUVEAU

Prêtre du diocèse de Créteil, ancien équipier de PSN.
Curé doyen de la paroisse Saint-Georges à Villeneuve-Saint-Georges.

(re)publié: 31/01/1998
Les escales d'Olivier