+Accueil+Contact+Newsletter+Smartphone Port Saint Nicolas
Chercher
Le texte bibliqueFlorilège de paroles de vieÉtudes généralesÉtudes spécialiséesMini-commentaires
Un peu d’histoireÉléments de réflexionLes temps liturgiquesTextes et commentaires des dimanches et fêtesLa boîte à outilsÀ la mort d’un procheL’utilisation des églisesAnimateurs en Église
Christianisme et laïcitéChristianisme et citoyenneté
Mini-réponsesLa TrinitéHistoire de l’EgliseChristologieEcclésiologieLes sacrementsThéologie moraleQuestions diverses
L’Église orthodoxeLes Églises de la RéformeL’oecuménismeLe judaïsmeL’islamLes autres religionsThéorie et pratique de l’interreligieux
Filigranes 1987-1989Filigranes 1990-1999Filigranes 2000-2009Filigranes 2010-2019
Un monde communicantScience et foiFace à la mortGuerre et paixSolidarité Nord-SudLe monde des sectesÉconomie et justice socialeL’éthique en questionTout homme est mon frèreChristianisme et droits de l’homme
Quiz bibliques pour enfantsMots mêlésLes taquins de PSNLe parchemin du pirateLes énigmes du sacristainLes quiz de PSNLes puzzles de PSNMots codésLes Modemikes bibliques
Les escales d’OlivierPartenaires de PSN
Concile Vatican IICatéchisme pour adultesCode de droit canoniqueVaticanÉglisesJean XXIIIPaul VIJean-Paul IIBenoît XVI
Les mots de la tribuLes sigles de la tribuWho’s who dans le Nouveau TestamentLe bestiaire de la Bible
Mouvements d’Action CatholiqueMouvements de ScoutismeLe Mouvement Eucharistique des Jeunes
Textes de prièreLe RosaireMes émerveillements devant ta ParoleMes démêlés avec l’ÉvangileÉcoles de prièreIncitation à la prièreLettres à IsaLe Notre Père en langues diverses
Les fantômes de la Bible
La vitrine du Bar de la MarineLes coups de coeur de MichelLes proverbes de BrunoPotins du sacristain 1996-1999Potins du sacristain 2000-2009Potins du sacristain 2010-2019
Vous êtes iciAccueil du Port >L’église >Les sacrements >La confirmation >
 
La confirmation
La Confirmation : un sacrement qui n’a pas fini d’être un signe !

Merci à ceux et celles qui expérimentent la chance d’accompagner des jeunes et de plus en plus d’adultes dans la préparation et la célébration de la confirmation.

Merci à ceux et celles qui ont compris que l’Église ne réserve pas ce sacrement à ceux qui se croient les plus forts, les meilleurs; mais qu’elle l’offre à tous les baptisés qui se savent fragiles dans leur foi : il n’y a que les infirmes qui ont besoin d’être confirmés.

Merci enfin à tous ceux et celles qui ne se contentent pas d’attendre d’hypothétiques demandes, mais qui déploient des trésors d’imagination pour renouveler les formes de l’appel et des invitations.

  • Commençons par le plus clair : pour le plus grand nombre, la confirmation vient après le baptême : elle le confirme.

Cette remarque n’a rien de banal : le sens de la confirmation dépend de celui du baptême. Cela tient au principe de toute initiation, laquelle demande du temps et des étapes : en cela, la confirmation est une prise de conscience plus claire de ce qui a été célébré au baptême. Elle permet d’assumer plus profondément le baptême jadis reçu; nous savons tous à quel point les adolescents sont spontanément sensibles à cet aspect. D’une certaine manière, on peut dire que la confirmation n’ajoute rien au baptême - dont tout le Nouveau Testament dit bien qu’il donne l’Esprit - mais elle est meilleure réception du don baptismal à cause du plus grand degré de maturité spirituelle de celui qui accède à une sorte de maturité chrétienne.

  • Mais cela n’est pas suffisant.

Si la confirmation est un sacrement, elle ne peut se réduire à une prise de conscience, aussi importante soit-elle. Elle réalise quelque chose d’original : « Je confirme », oui, mais c’est surtout Dieu qui me confirme en achevant en moi ce qu’Il a commencé. En cela, la confirmation « fait mémoire » au sens fort du baptême : elle l’actualise sans s’ajouter à lui comme s’il était incomplet, un peu comme l’eucharistie « fait mémoire » du Jeudi-Saint sans s’ajouter à lui comme s’il était incomplet. Au fond, la confirmation exprime la persévérance de Dieu qui trouve sa joie à faire croître celui ou celle qu’Il a fait naître.

  • Plus profondément, la confirmation met en lumière la dimension ecclésiale de la vie baptismale.

La vie en Église est souvent difficile pour les adolescents et les adultes, nous le savons. Ils ont du mal à supporter l’Église et ses « vieillesses ». Etre confirmé, c’est réaliser qu’on ne peut vivre sa foi seul, et qu’il n’y a pas de christianisme sans Église concrète; être confirmé, c’est n’être plus trop naïf et avoir assez découvert l’Église, y compris dans ses limites, pour l’accepter telle qu’elle est, sainte de la sainteté de Dieu et lourde de nos péchés de baptisés.

  • Allons encore plus loin : la confirmation n’est-elle pas le sacrement du lien indissoluble qu’il y a entre l’Esprit et l’Église ?

Elle apprend à tenir simultanément et à l’Esprit et à l’Église dans un christianisme qui ne peut être spirituel que s’il est ecclésial et inversement. Etre confirmé, c’est être assez mûr pour réaliser que sans l’Esprit, l’Évangile se réduit en code et l’Église en groupe social banal, mais aussi que sans l’Église, il n’y a pas de lieu où puisse s’exprimer en plénitude l’Esprit. Au fond, si l’Esprit remet en cause l’Église quand elle se fait trop charnelle, l’Église, elle, remet perpétuellement en cause nos prétentions spirituelles.

C’est ainsi depuis le matin de la Pentecôte !

Dans notre Occident qui a bien du mal à vivre concrètement de l’Esprit dans l’Église et le monde, le sacrement de la confirmation n’a pas fini d’être un « signe » !

 
 
 
François GARNIER, Mgr
Archevêque de Cambrai, France
Dans cette rubrique
Port Saint Nicolas - depuis 1995 | Qui sommes-nous ? | Structure du site
 
 

http://www.portstnicolas.net//le-rocher/textes-de-priere/
Port Saint Nicolas - depuis 1995