À propos du péché, nous avons analysé comment notre relation à Dieu et aux autres peut être blessée ou même rompue par certains de nos actes. Nous avons précisé que le péché est une faute morale volontaire. Nous avions souligné que le péché peut entraîner la mort, la mort de la foi, la mort de la relation à Dieu. Nous savons bien que dans les relations humaines il existe aussi des fautes qui entraînent la mort. Médisance, divulgation d’une confidence, trahison de la confiance donnée, toutes sortes de formes de l’abandon qui ne sont pas des désagréments de surface, des désaccords passagers : ce sont des formes de mort, de rupture des liens que nous tissons.
Ces ruptures dans nos relations, ces diverses formes de mort sont-elles définitives ? Comment la vie peut-elle encore surgir sur ces ruines ? Comment vivre la charité chrétienne dans des moments pareils ? À l’exemple de ce qui se passe dans l’échec, tout, dans ces moment-là, semble s’arrêter, la vie ressemble à une impasse. Le pardon annoncé et proposé par les chrétiens est-il une supercherie, ou une sorte d’anesthésie pour survivre ? Qu’est-ce que ce pardon dont l’Évangile est plein et qui semble être un élément fondamental de la vie chrétienne ? Qu’est-ce qu’il apporte dans la relation à Dieu ou aux autres ?
De même que nous avions eu l’occasion de distinguer la faute morale et le péché, nous allons réfléchir maintenant au pardon de deux manières : tout d’abord au sein des relations humaines, puis dans le cadre de la relation à Dieu [1].
Il est bien difficile de donner, en commençant, une définition du pardon au sein des relations humaines. Contentons-nous pour l’instant de définir certains aspects du pardon, ce qui nous permettra au moins de le distinguer de deux de ses contrefaçons les plus fréquentes : l’oubli et l’excuse.
Nous allons emprunter cette définition à un philosophe qui a beaucoup travaillé cette question à la suite du drame de l’holocauste juif : Vladimir Jankélévitch. Celui-ci affirme que « le pardon est un événement daté qui advient à tel moment du devenir historique; en marge de toute légalité, il est un don gratuit de l’offensé à l’offenseur, il est enfin un rapport personnel avec quelqu’un » [2]. Un événement daté ce n’est donc pas un lent processus qui émousse peu à peu la douleur de l’injure, mais une étape repérable dans le déroulement d’une histoire. Cela est sans doute un signe que la volonté peut intervenir : « Aujourd’hui, je te pardonne. » En marge de toute légalité : cela ne veut pas dire que le pardon est un acte immoral, hors la loi, mais plutôt que c’est un acte qui dépasse la loi, qui ne répond pas à une prescription. Aucune règle, aucun commandement ne peut m’obliger à pardonner, car le pardon est un don, une forme de don gratuit, immérité, que l’offenseur reçoit sans mérite de sa part. La loi se contente de prescrire un comportement juste à son égard, mais le pardon amène à le regarder et le recevoir comme un frère. Le pardon est un rapport personnel avec quelqu’un. La loi ne pardonne pas, seule une relation entre deux personnes peut être le lieu du pardon. On ne pardonne pas, en général, tel ou tel type de comportement, on ne peut pardonner que quelqu’un.
Distinguer le pardon et l’excuse, c’est se donner les moyens de préciser le type d’actes sur lesquels le pardon peut s’appliquer. En effet l’excuse se porte sur un mal reconnu comme non volontaire : on ne pardonne pas à quelqu’un qui vous a marché sur les pieds par inadvertance, on l’excuse. L’excuse, si elle veut rester un acte moral, ne s’applique donc qu’aux actes marqués par la finitude humaine. Cela veut dire que l’on n’excuse pas en réponse à un aveu, puisque la nature même de cet aveu est d’affirmer la responsabilité du fautif, le caractère volontaire de ce qu’il a fait. Rien de plus terrible que de s’entendre répondre, le jour où on a pris son courage à deux mains pour demander pardon : « Oh ! ne t’inquiète pas, cela n’a aucune importance ! » J’avais conscience d’avoir blessé l’autre, j’ai fait l’effort de me déclarer responsable de ce qui s’est passé, et je reçois comme la négation de cette démarche.
Jankélévitch nous permet aussi de dépister une autre forme de l’excuse qui peut être assez répandue chez les chrétiens, car elle peut se déguiser en miséricorde. Le philosophe l’appelle l’excuse intellective, « comprendre, c’est pardonner ». Nous parlerions, nous, d’écoute compréhensive. Doit-on se montrer compréhensif avec celui qui a commis une faute ? Cette compréhension est-elle une attitude de miséricorde, un signe du pardon ? Pour le philosophe, la compréhension n’est pas le pardon, car elle n’est ni un événement, ni une relation à autrui, ni un don gratuit. En effet, dans sa discussion de l’expression « comprendre, c’est pardonner », Jankélévitch souligne qu’il s’agit alors d’un pardon qui n’a pas de deuxième personne, qui ne s’adresse pas à toi. « Il n’est pas, comme le vrai pardon, engagé dans une relation immédiate avec son vis-à-vis. » [4] Ce pardon en forme de compréhension n’est pas un événement, puisqu’il est une conclusion d’un processus intellectif.
Le pardon se déduit-il de la connaissance ? Faire du pardon une conclusion, ce serait supprimer la liberté de pardonner, et avec la liberté l’événement aléatoire et la gratuité charitable. Le pardon cesse de pardonner s’il découle de l’intellection comme la sécrétion des sucs gastriques découle de l’ingestion des aliments. De même que le Bien est ce qu’on peut ne pas vouloir, de même le pardon est ce qu’on peut refuser. [5]
Cette forme de compréhension aboutit au même résultat que le pardon, elle fait tomber la colère et la rancune. Mais si elle lui est conforme, elle diffère du pardon en ce sens que celui-ci est gratuit, immotivé alors qu’elle a des motifs. Notons enfin que la compréhension n’est pas synonyme de pardon en ce sens qu’elle n’est pas forcément suivie de réconciliation avec l’offenseur. On se montre souvent d’autant plus compréhensif qu’on est moins impliqué dans le drame.
Il est fructueux de situer notre réflexion sur le pardon, comme d’autres questions morales, dans une réflexion plus large sur le temps. Le premier chapitre avait souligné que l’existence humaine est profondément façonnée par son inscription dans le temps. Notre histoire, la façon dont nous en avons conscience et dont nous la racontons, est un élément fondamental de notre identité. Lorsque notre histoire est marquée par un événement grave, la rupture d’une relation, une blessure donnée ou reçue de la part d’un proche, comment une démarche de pardon peut-elle changer cette histoire passée ?
Jacques Ellul a noté combien l’oubli peut être, dans les relations humaines, une contrefaçon du pardon, puisqu’il introduit non pas une nouvelle relation entre les êtres, mais une rupture :
L’oubli efface le ressentiment conscient, la colère et la volonté de vengeance, mais ce qui s’est passé n’est pas aboli. J’ai été changé par cette offense et l’oubli la fait disparaître du champ de ma coiiscience et de ma volonté, non point dans le fond de ma personne. Par ailleurs l’oubli nous oblige à une rupture. Dorénavant je ne veux plus rien savoir de mon offenseur, je ne veux plus le connaître, je l’abolis lui-même dans l’oubli [6].
La rupture peut être soit totale, lorsqu’on oublie à la fois la faute et son auteur, soit partielle, lorsqu’on reste en relation au prix de l’occultation d’une partie de l’histoire commune. Le pardon n’opère pas ce type de traumatisme dans l’histoire d’une ou de deux personnes : il serait franchement immoral s’il consistait à dire, après une rupture grave : « Faisons comme s’il ne s’était rien passé entre nous. » Pourtant le pardon introduit bien une nouvelle forme de rapport au passé, qui le rend inoffensif, qui l’empêche de perturber les relations actuelles. Il nous faut trouver une façon d’exprimer cela sans pour autant tomber dans la notion d’oubli.
D’autre part, V. Jankélévitch [7] a souligné que l’une des grandes différences entre l’oubli et le pardon est le statut d’événement. On ne peut décider d’oublier, on décide de pardonner. Le pardon introduit une nouveauté, on peut le dater dans l’histoire d’une relation. Au contraire, l’oubli, comme l’usure, avance à petits pas dans la mémoire; il ne se décide pas, il se constate, passivement.
Ce que nous avons dit jusqu’à présent portait, en effet, sur l’oubli de la faute dans la mémoire de l’offensé : pardonner est-il équivalent à oublier les blessures reçues ? Mais l’oubli doit aussi être envisagé dans la perception que l’offenseur a de sa propre faute. Comment peut-il en effet espérer entrer à nouveau dans une relation vivante et personnelle avec celui qu’il a blessé si le souvenir de sa faute vient constamment assombrir son regard et le faire douter de lui-même ? Où serait alors la nouveauté, le changement apporté par le pardon ? Mais réciproquement, le renouveau de la relation veut-il signifier que tout doit être oublié, pardon compris ?
Pourquoi la mémoire du mal commis ferait-elle partie du pardon ? Une forme de réponse, particulièrement éclairante, consiste à rappeler que le pardon nécessite une relation personnelle entre l’offenseur et l’offensé; l’offenseur ne peut jamais mesurer exactement l’étendue de la souffrance qu’il a causée mais, pour que le pardon restaure réellement des relations entre deux personnes, il est nécessaire que cette souffrance soit prise en compte. Bien loin d’assimiler le pardon à l’oubli (oubli de la faute, mais aussi oubli de la souffrance), il faut dire que la condition du pardon est la mémoire de la faute.
Le pardon introduit une dimension nouvelle, inoubliable, dans la relation, il ne s’agit pas d’une simple restitution de l’état originel, comme s’il ne s’était rien passé. Vous le savez sans doute pour l’avoir vous-mêmes expérimenté : lorsqu’on a vécu une rupture grave avec quelqu’un, au sein de sa famille, dans l’amitié ou dans l’amour, et qu’on a pu vivre après cela le pardon, on ne voudrait pas effacer de sa mémoire ce souvenir des retrouvailles. Une relation renouée est souvent plus forte que celles que rien n’a jamais égratigné. Il y a donc ici une forme de mémoire,mais qui n’est pas mémoire obsédante de la faute. Il va être plus facile de comprendre cette articulation entre mémoire et oubli en analysant ce qui se passe dans le cas du pardon des péchés par Dieu.
Dans le pardon des péchés par Dieu, tel qu’il est célébré dans le sacrement de réconciliation, il ne semble pas qu’il soit question d’oublier puisque, au contraire, il est demandé au pénitent de raconter, d’avouer ce qu’il a fait. Faisons appel à un texte du grand philosophe danois Kierkegaard [8], particulièrement éclairant pour notre recherche. Il réfléchit sur le fait que la douceur doit tenir le chrétien à distance aussi bien de la mélancolie que de la légèreté. Dans le domaine du pardon, la légèreté voudrait que tout soit oublié, et la mélancolie que rien ne soit oublié.
Celui qui croit, croit que tout est oublié, mais de telle sorte qu’il porte le léger fardeau - car ne porte-t-il pas le souvenir de son pardon ? L’esprit léger veut même que ce souvenir soit oublié, que tout soit pardonné et oublié. Mais la foi dit : tout est oublié, mais souviens-toi du pardon.
L’oubli ne saurait être total car, dans ce cas, l’expérience de grâce, la source de vie que constitue le pardon, disparaîtrait également du champ de la conscience. « Le passé n’est pas oublié purement et simplement, il est oublié dans le pardon. » Le pardon institue dans le souvenir un espace de liberté. Le mélancolique, comme l’appelle Kierkegaard, ne vit pas dans la foi, il se refuse à oublier, il veut se rappeler sa faute, s’y laisser enfermer, en dehors du pardon. Il fait ainsi le jeu du péché. 1-orsque notre auteur dit que la faute est oubliée (fans le pardon, c’est pour inviter à ne pas oublier le pardon : tout est oublié, mais souviens-toi du pardon. Le lourd fardeau de la culpabilité, qui empêche d’avancer, est remplacé par la fardeau léger du pardon. Si le pardon était oublié, le passé, l’histoire personnelle seraient perdus; de plus, si le pécheur se souvient du pardon, il fait mémoire d’un événement qui est source de vie et non pas de ce qui risque de l’enfermer dans sa faute. De même que le chrétien ne fait mémoire de la Croix du Christ qu’à travers la foi en la résurrection, de même le pécheur pardonné ne fait mémoire de sa faute qu’à travers l’expérience du pardon.
Cette suggestion d’articulation subtile entre pardon et oubli permet de faire droit à la fois à la justice et à la miséricorde, « la justice éternelle ne pouvant oublier que d’une manière, par le pardon, mais alors le croyant ne doit pas non plus oublier, il doit au contraire constamment se souvenir qu’il lui est pardonné ». La méditation sur une figure comme celle de Marie-Madeleine est assez significative de cette démarche : les chrétiens ne font pas mémoire de ses fautes - dont on ne sait presque rien, une femme connue dans la ville comme une pécheresse… - mais du pardon qui lui a été accordé et qui fait d’elle un témoin de la résurrection. Le pécheur est donc invité, non pas à se souvenir de ses fautes avec complaisance, mais à faire mémoire de sa libération, de l’expérience du pardon. Le mémorial que célèbre la liturgie juive, puis chrétienne, est d’ailleurs bien le mémorial de la miséricorde et non celui de la faute. Israël ne fait pas mémoire de la servitude d’Égypte mais de la libération, de l’Exode; les chrétiens ne font pas mémoire de la Croix simplement pour rappeler le refus opposé au Christ mais pour célébrer le don qu’il a fait de lui-même et célébrer la résurrection.
Dans le pardon, le passé n’est donc pas effacé, gommé, mais il est vu différemment, à travers l’expérience du don de la grâce. Les mêmes événements, les mêmes fautes prennent un éclairage différent, ils ne pèsent plus de la même façon sur l’histoire en train de se dérouler, car le lourd fardeau qu’ils représentent a été remplacé par le souvenir heureux du pardon. Les séquelles de la faute, qui étaient source d’un enchaînement de violence sans fin, sont déplacées par le souvenir du pardon qui est source de vie. Il ne s’agit pas de gommer le souvenir de la faute mais de l’empêcher de peser sur l’existence; approché à travers la mémoire du pardon, il n’exerce plus son influence néfaste. « Le pardon par Christ est le doux éducateur qui n’a pas le cœur de rappeler le passé oublié, mais qui en fait pourtant souvenir en disant : souviens-toi du pardon. »
J. Ellul, commentant cette remarquable page de Kierkegaard, note combien le souvenir du mal commis peut être mortifère et paralysant dans une existence. Mais il souligne également que la mémoire du pardon pourrait l’être également, s’il était accordé par un Dieu qui, dans sa toute puissance, ferait tomber sa grâce sur des hommes invités à la soumission. Le souvenir du pardon serait alors souvenir de la passivité et de l’incapacité. « Dieu ne pardonne pas comme un président de la République gracie, [… ] il pardonne en se mettant au niveau de celui à qui il pardonne, en partageant cette souffrance et en n’accusant plus. » [9] La mémoire du pardon est alors mémoire d’une relation renouée, d’une proximité retrouvée.
Le passé est hors d’atteinte, aucune démarche ne peut l’annuler ou faire qu’il n’ait pas existé. Tout ce qui peut encore changer, c’est le rapport au passé, la place qu’il prend dans le présent d’une relation.
Nous avons souligné le fait que le péché se situe au sein d’une relation à Dieu. Nous retrouvons cette idée ici en parlant du pardon des péchés. On peut se purifier d’une souillure, se laver d’une tache, on ne peut se pardonner ses propres péchés. Le pardon des péchés ne saurait être vécu qu’au sein de cette relation à Dieu qui a été blessée ou brisée par la faute. On ne demande pas à la loi de pardonner. Si le péché n’était que transgression de la loi, on pourrait vivre une forme d’annulation en cherchant à réparer ce qu’on a brisé, ou en mettant en place des rites de purification et de réintégration sociale du délinquant. Mais le péché est offense contre Dieu : la guérison de ce qu’il a brisé ne peut venir que de Dieu, sous la forme d’une sorte de résurrection.
À l’issue de ce parcours, pouvons-nous donner une définition du pardon ? Jankélévitch nous a permis de préciser où et comment il intervient : un don gratuit, un événement au sein d’une relation. Mais qu’est-ce que cet événement ? Le dictionnaire Robert définit le pardon comme renonciation à la vengeance. La vengeance est le signe que le mal entraîne le mal, que la souffrance subie entraîne le désir de faire souffrir. Nous retrouvons cette idée que le mal, ou que le péché, a tendance à enfermer celui qui en est prisonnier, et ceux avec qui il entre en relation. Il m’a fait mal, j’ai envie de lui faire mal; j’ai fait le mal, je ne peux donc plus faire autre chose que le mal… Le pardon apporte une brèche dans cet enfermement : le mal n’entraîne plus le mal, la souffrance n’appelle plus la vengeance. Le fautif, le pécheur peut être regardé avec des yeux neufs, il n’est plus identifié à ce qu’il a fait. Tant que je n’ai pas pu pardonner à quelqu’un qui m’a fait mal, je ne peux le revoir sans ressentir à nouveau la souffrance et avoir envie de la lui faire payer. Dans le pardon cette dette est annulée, ce qui ne veut pas dire que le souvenir de l’événement soit aboli; simplement je deviens capable de le regarder autrement, je ne suis plus prisonnier de ce qui s’est passé. Je peux envisager avec lui une nouvelle forme de cette relation qui existait avant l’offense et qui se poursuit après. Je suis alors vainqueur du mal car je me libère de son emprise. Un journal américain a donné pour sous-titre à une enquête sur le pardon : « Pardonner, c’est libérer un prisonnier et découvrir que le prisonnier, c’était vous. » [10] Le pardon n’est donc pas abolition du passé, mais changement de regard sur l’événement douloureux, qui le rend inoffensif d’une certaine manière : quand j’ai pardonné, je peux me rappeler ce qui s’est passé, je n’y pense plus qu’à travers le pardon, cela ne me fait plus mal; je me rappelle surtout à cette occasion la joie du pardon.
Appliquez ces quelques lignes au fait que Dieu nous pardonne nos péchés, et vous comprendrez que ce don qu’il nous fait a quelque chose à voir avec Pâques. Le pardon des péchés est une victoire sur le mal qui nous empêche de vivre, qui nous empêche de nous croire capables de vivre avec Dieu. Il fait de nous une créature nouvelle. Le sacrement de réconciliation est la célébration, la manifestation d’une dimension constitutive de la foi chrétienne, d’une dynamique qui prend sa source dans le baptême : c’est Dieu qui nous sauve en nous proposant sans cesse son pardon, en nous libérant de l’esclavage du péché.
[1] Sur cette question, voir Olivier ABEL, Le Pardon, briser la dette et l’oubli, dans la série Morales des Éditions Autrement (n° 4). Nombreuses contributions philosophiques, historiques, théologiques ou autobiographiques, qui dressent un panorama complet et lisible des enjeux de cette question.
[2] V. JANKÉLÉVITCH, Le Pardon, Aubier-Montaigne, 1967,p. 12.
[3] JANKÉLÉVITCH, p. 89.
[4] JANKÉLÉVITCH, P. 92.
[5] Ibid, p. 90.
[6] J. ELLUL, Car tout est grâce, dans : 0. ABEL (éd.), Le Pardon, p. 121-122.
[7] P. 27-36.
[8] « L’Évangile des souffrances », dans : Oeuvres complètes, Éd. de l’Orante, 1966, t. XIII, p. 240-243.
[9] J. ELLUL, P. 127.
[10] L. B. SMEDES, « Forgiveness, the Power to Change the Past », Christianity Today, 1983, 27-1, p. 22-26.