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Accueil de Port St Nicolas

André KERYGME
andre chez portstnicolas point org

Curé de Port St Nicolas

Peut-on faire confiance au texte biblique tel qu’il s’offre à nous aujourd’hui ? Ne pourrait-il pas y avoir eu des falsifications ? Pourquoi appelle-t-on « symbole des apôtres » le « credo » que nous disons chaque dimanche à la messe ? Le pape n’est-il pas un criminel, lui qui, faute d’autoriser l’usage du préservatif, laisse se propager chez les jeunes et en Afrique de façon dramatique l’épidémie du SIDA ? Est-il possible de faire participer les enfants à la célébration d’un baptême, par exemple en leur remettant à chacun une petite lumière ? Un prêtre peut-il refuser le baptême à un enfant sous le prétexte que son frère aîné ne va pas au catéchisme ?

Un de mes amis, chrétien pratiquant mais de confession luthérienne, peut-il être le parrain de ma fille ?

Dans votre manière de poser la question, vous pressentez bien la difficulté…

Il est certes heureux que votre ami, vu sa foi et sa pratique chrétiennes, soit invité et même associé à la célébration d’un baptême qui est commun à tous les chrétiens - qu’ils soient catholiques, protestants, anglicans ou orthodoxes.
Néanmoins, dans la mesure où il ne se reconnaît pas comme membre de l’Eglise catholique, ce frère luthérien n’est pas franchement bien placé pour y introduire votre fille, ce qui est l’une des missions que reçoivent parrain et marraine dans notre Eglise.
Votre ami protestant ne signera donc pas comme parrain les registres dits de catholicité, à l’issue du baptême de votre fille, mais pourra le faire comme témoin.

Vous pouvez aussi, dans le déroulement même de la célébration, lui confier symboliquement tel ou tel rôle, par exemple le soin de faire la première lecture, de formuler des intentions de la prière universelle, d’allumer le cierge du baptême au cierge pascal ou d’animer les chants… s’il en a le goût et les compétences, bien entendu !

Cette distinction entre « parrain » et « témoin » - qui, depuis 1993, ne joue plus pour les membres des Eglises orientales (Orthodoxes, Arméniens, Coptes) - peut sembler un brin subtile; et, de fait, elle apparaît telle à nombre de Catholiques soucieux de ne pas réduire l’Eglise du Christ à la seule Eglise catholique romaine. Mais elle a le mérite de ne pas gommer le chemin qui nous reste encore à faire pour vivre une pleine communion entre notre Eglise et les communautés issues de la Réforme.


Dernière modification : 1er janvier 2007
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