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Le monde des sectes
Sectes ? Vous avez dit : sectes ?

Le mot inquiète, la réalité fait peur. Il est vrai qu’ils sont toujours évoqués à l’occasion de drames ou de scandales. Mais là où certains parlent de fléau social, d’autres ne voient que des faits divers. Que cache donc ce « mot-épouvantail » ? ce « mot fourre-tout » sous lequel on range pêle-mêle des.groupes si différents les uns des autres ? Nous allons tenter d’y voir plus clair afin d’être mieux avertis.

Le paysage religieux a changé, les « sectes » aussi

Jusque dans les années soixante, soixante-dix, le paysage religieux en France était essentiellement constitué par le catholicisme. La paroisse, les oeuvres, les congrégations, et les mouvements nés depuis le siècle dernier attiraient le grand nombre des baptisés. A côté de cette confession tres largement prédominante, existaient d’autres groupes religieux, parfois centenaires et même pluri-centenaires, mais on les connaissait peu ou pas : tous étaient minoritaires, certains occultes. Les luthériens étaient encore l’exemple donné au mot « secte » dans le Petit Larousse (1965). Les Eglises évangéliques dans leur ensemble - nées dans le sillage des pré-réformateurs puis des réformateurs - étaient a fortiori considérées comme des « sectes », c’est-à-dire des groupes qui s’étaient séparés des Eglises historiques; quant aux non-conformismes chrétiens, tels les Témoins de Jéhovah, les Mormons, la Science chrétienne, les Néo-apostoliques, etc. qui avaient pris leurs distances par rapport à la Bible ou à la doctrine chrétienne, ils étaient des « sectes » de « sectes » !

A partir des années 1970, un toumant fondamental va s’opérer. Parallèlement à la déchristianisation croissante, le pluralisme religieux va s’intensifier du fait des flux migratoires particulièrement. Ainsi des communautés musulmanes, des communautés bouddhistes s’implantèrent en France, à l’instar d’un grand nombre de groupements religieux moins connus venus du Moyen-Orient et d’Extrême-Orient. Parmi ces groupements, il en est qu’on appela les « nouvelles sectes »; nouvelles parce qu’elles n’avaient plus rien à voir avec les « sectes » chrétiennes (ou issues du christianisme) traditionnelles. Ces groupes, venus des Etats-Unis pour la plupart, manifestaient des croyances, des pratiques qui n’avaient que peu de points communs avec celles des religions traditionnelles. Cette nouveauté « étrangère », ajoutée à l’intensité des convictions et de l’expérience religieuse, à la radicalité de ces groupes et à certaines caractéristiques de type sectaire (unanimisme, exclusivisme, subjectivisme, etc.), mais aussi à des plaintes d’anciens membres, ont jeté le discrédit sur l’ensemble de ces groupes. A partir de cette époque, ie mot « secte » dont la connotation était déjà péjortive a signifié « danger » pour le sens commun.

Plus de mille nouvelles associations à connotation religieuse enréqistrées en 1996

Aux religions nouvellement implantées, aux « nouvelles sectes » qui prendront bientôt le nom de « nouveaux mouvements religieux », vient s’ajouter un foisonnement de groupes et de réseaux du fait de la « mondialisation culturelle et religieuse » déjà évoquée, du fait aussi des processus d’individualisation et de sécularisation. Certains de ces groupes sont en relation avec les Eglises et religions instituées, d’autres naissent ou grandissent en marge de ces demières; d’autres encore ieur empruntent des concepts, des symboles, des techniques, les réinterprètent, les agencent à leur manière, au point parfois de donner naissance à des combinaisons, voire à des bricolages surprenants. Tous - quoique chacun à sa manière - entendent répondre aux questions, aux besoins de l’homme contemporain, à sa quête d’unité, d’harmonie, de bien-être, d’appartenance, de sens, de repères, d’affection, etc. C’est ainsi que onze cent cinquante deux créations d’associations religieuses ont été enregistrées en France en 1996. ll en est certes qui meurent (cent trente et une dissolutions), d’autres qui se transforment, mais cela traduit bien ie bouillonnement religieux actuel. Dans ce contexte vouloir distinguer ce qui est religion, Eglise, secte ou communauté est un véritable casse-tête; il n’existe pas de définition consensuelle de ces termes et il n’y a pas de marque déposée « Eglise ».

Groupe religieux sain ? sectaire ? dangereux ? totalitaire ?

Parmi tous ies groupes religieux qui existent et voient le jour chaque année, qui dira celui qui est sain, sectaire, dangereux, totalitaire, le deviendra ou le demeurera ? Comment discerner le bon du mauvais, le dangereux de l’inoffensif, le sain du pathologique ? Avec quels instruments de mesure ? A partir de quel angle de vue ?

Quels sont en eflet les critères pour dire qu’un groupe religieux est sain ? Est-ce un critère doctrinal ? Un critère biblique ? Mais comment un critère biblique peut-il jauger un groupe qui n’a pas la bible pour Livre saint ? Par ailleurs, un groupe sain est-il à l’abri d’attitudes sectaires, d’intolérance, d’auto-suffisance ? Et un groupe sectaire est-il nécessairement dangereux ? Et un groupe dit dangereux pour l’individu l’est-il pour sa foi, pour sa santé physique, mentale, psychique, spirituelle ? De quel ordre est donc ce danger ? Et le groupe a-t-il été abusif une fois, ou l’est-il régulièrement ? Sa nocivité est-elle occasionnelle ou constitutive de certaines de ses méthodes, ou de ses principes ? ou s’enracine-t-elle dans la compréhension que le groupe a de lui-même ?

Ce questionnement traduit combien l’approche des groupes religieux est aujourd’hui complexe - du fait de l’hétérogénéité du paysage religieux et de l’absence de régulations -, et combien il est difficile d’enfermer un groupe sous le vocable « secte », avec son acception de groupe dangereux, à moins d’un large consensus sur ce qui fait le danger d’un groupe et des observations regulières et convergentes concernant la réalité de ce danger.

Ceci ne veut évidemment pas dire qu’il n’y a pas de groupes réellement dangereux - à des titres et à des degrés divers, des groupes dans lesquels il vaut mieux ne pas s’aventurer. Les plus dangereux présentent des caractéristiques totalitaires : ils se posent comme le tout (Le Sens, La Vérité, La Réponse, La Famille,...) et ont réponse à tout. lls intègrent et fidélisent les adeptes grâce à des processus plus ou moins élaborés qui rendent le groupe indispensable. Le groupe est en effet premier, toujours, et en tout. Il instrumentalise tout ce qui favorise sa croissance ou contribue à sa crédibilité - à commencer pas ses membres -. Il n’admet aucune opposition organisée et aucun pluralisme interne. Son auto-suffisance est d’autant plus grande qu’il est seul à décrypter la vérité dont il se dit porteur.

Ce sont les agissements de ces groupes - et non leurs croyances - qui seront mises en accusation. Ils relèvent de la justice dans la mesure où ils enfreignent les droits de la personne humaine (et a fortiori de l’enfant), I’ordre public, et plus largement, ies lois en vigueur. Les citoyens que nous sommes ont alors à éveiller les magistrats et les politiques à leurs responsabilités.

Cela dit, si les croyances n’entrent pas en ligne de compte pour juger de la sectarité d’un groupe religieux, il n’empêche qu’elles peuvent utilement être interrogées, identifées, situées d’un point de vue philosophique et théologique. Qu’un groupe chrétien, par exemple, revendique la vérité chrétienne et qu’à ce titre - et quoiqu’il se distancie de la doctrine chrétienne -, il remette en question les dix neuf siècles de christianisme qui I’ont precédé et les vingt mille sept cent confessions et dénominations chrétiennes qui se réclament aujourd’hui de ce même christianisme, invite pour le moins à la prudence !

C’est à une même prudence que doivent nous inciter les doctrines criminogènes ou plus simplement croyances d’un certain nombre de groupes, croyances issues de traditions diverses et de réappropriations très personnelles de fondateurs qui échappent à toute régulation et à toute supervision.

Le paysage socio-reliqieux actuel appelle une quadruple vigilance

Vigilance par rapport à soi même : pourquoi entre-t-on dans de tels groupes ? des groupes de « prêt à penser » ? des groupes qui exigent de soi qu’on abandonne tout esprit critique ? quel bénéfice trouve-t-on à sa propre aliénation ?

Ce sont ies premières questions à se poser parce que ce sont nos besoins, nos illusions (phénomenes d’idéalisation, de séduction, bénéfices narcissique, fusionnel, etc.) qui nous conduisent dans de tels groupes, ces besoins étant souvent exacerbés par les conditions socio-économiques actuelles, par le temps de crise traversé et le climat de précarité, d’insecurité qu’il favorise. Or, aucun de nous n’est à l’abri : tous nous pouvons vivre des temps de rupture, de vulnérabilité (problèmes affectifs, professionnels, de santé, etc ).

Vigilance par rapport aux propositions religieuses, humanistes et thérapeutiques. Ces besoins, certains groupes disent pouvoir y répondre. lls nous laissent entendre que nos aspirations, nos fantasmes sont accessibles ici et maintenant, grâce à eux. Et nous le désirons tellement que nous nous aveuglons nous-mêmes. Leurs propositions portées par un groupe chaleureux, par un discours fascinant ou énigmatique, par un responsable à la parole ou au paraître séduisants, vont venir épouser ces besoins, ces fantasmes sous des formes variées, les unes transparentes, les autres opaques (associations paravent).

« Il s’agit de groupes qui fonctionnent sur le mode affectif, émotionnel. Le groupe devient phénomène collectif. C’est un inconscient groupal, on ne raisonne plus en tant qu’individu, on n’est plus des individus, on est une partie du groupe, une part du groupe, fondu dans un groupe. Certes, on a tous besoin de régression. Il ne faut pas se priver de ces moments de catharsis, mais il ne faut pas se leurrer. Il faut savoir que cet état-là qu’on va vivre, immergé dans le groupe, est dû au groupe justement, à la situation. Quand on va dans une rêve-party, à un match de foot, dans une boîte de nuit, au concert, il n’y a pas un gourou qui nous dit »oh la ! ce que vous vivez, c’est grâce à moi, et croyez tout ce que je vous dirai, vivez comme je vous demande de vivre« . On sait que c’est dû au phénomène, au rassemblement organisé »
(Francois LAMBERT, Psychiatre)

Aussi, avant d’engager une session, un stage, une formation - et a fortiori une appartenance, il est aujourd’hui nécessaire de se rendre attentif au groupe, à son responsable, au discours rassembleur, mais aussi à ses finalités, à ses objectifs, à ses moyens, à ses principes, à ses méthodes et à ses techniques. Certains groupes manifestent des incohérences significatives. De plus, comme il y a des escrocs de la finance ou de la vente, il en est aussi qui ont choisi pour fond de commerce le religieux, le thérapeutique, parce que ça marche et parce que l’ignorance de l’adepte permet toutes les fantaisies et toutes les extravagances.

Vigilance par rapport à ses procbes. Certaines rencontres avec des groupes religieux contemporains servent parfois de révélateurs tant pour sa propre vie, que pour sa vie de couple et de famille. Elles sont l’occasion de prises de conscience d’absence de dialogue, de méconnaissance mutuelle, de distanciation dans la relation. Cela pour dire que l’entrée d’un enfant ou d’un conjoint dans un groupe religieux exclusif, que l’on va alors traiter de « secte » ne tient pas toujours au seul fait de ce groupe, mais aussi à celui de l’entourage familial.

Vigilance dans les accusations que l’on peut porter, dans le discrédit que l’on peut jeter sur des groupes. Comme nous l’avons dit, ni l’étrangeté d’une croyance, ni l’intensité d’une expérience religieuse, ni la radicalité ou le zèle d’un groupe, ni même une attitude sectaire ne font d’un groupe religieux un groupe dangereux. Il convient donc d’être mesuré et prudent dans ses déclarations.

« Nous ne devrions pas nous engager dans une condamnation sans discrimination ou dans des généralisations, en appliquant a tous les NMR (nouveaux mouvements religieux) les aspects les plus négatifs de quelques-uns. Les NMR ne devraient pas non plus être déclarés à priori incapables d’évoluer de manière positive ».
(Cardinal Francis Arinze, Rapport Général du Consistoire des cardinaux, le 4 avril 1991)

La responsabilité du chrétien dans un univers religieux pluraliste

Du temps où un certain consensus régnait au plan socio-religieux, le chrétien pouvait faire l’économie d’un approfondissement de sa foi chrétienne. Après tout, la bible, la théologie, c’était l’affaire du curé ou du pasteur. Aujourd’hui, dans le contexte pluraliste actuel, les chrétiens sont invités à s’interroger sur la bonne nouvelle dont ils se disent porteurs et simultanément sur leur rapport a la vérité. Parce qu’il en va de leur identité de chrétiens, mais aussi parce qu’ils sont interpellés par leurs enfants, leurs voisins, des collègues, et plus largement par un environnement qui ne se réfere plus spontanément au christianisme; tous peuvent les inviter à rendre compte de leur foi. Quelle est-elle donc ? Qui est Jésus-Christ ? Et le mystère trinitaire ? Qu’est-ce qu’être chrétien ? Et l’Eglise, la communauté chrétienne ? Quelle est la singularité du catholicisme ? Et en quoi tout cela contribue à une vie nouvelle et responsable ?

Nous nous disons chrétiens, mais nous sommes souvent incultes concernant notre religion, et la Bible nous est généralement étrangère. Approfondir la bonne nouvelle qui est nôtre est une priorité. Nous serons alors en mesure de dialoguer avec d’autres groupes religieux traditionnels ou contemporains.

Une autre priorité est de vlvre de cette bonne nouvelle. Nous sommes plus que jamais appelés à être des témoins et des communautés-témoins du « doux et humble » . Devenir chacun et ensemble cette bonne nouvelle pour nos contemporains, témoins de la miséricorde et du pardon, témoins de ces valeurs évangéliques que sont ie respect, l’écoute, la vérité, l’humilité.

Des points d’attention

  • garder de la distance par rapport à ce que l’on vit (particulièrement lors de temps forts aux plans émotionnel, groupal).
  • il n’est pas anodin d’occidentaliser (et donc de réduire) des conceptions non occidentales de l’homme, de l’univers, de la santé. Mieux vaut les étudier pour ce qu’elles sont avant de les faire siennes sans réflexion.
  • il est des lieux, des discours, des situations qui nous rendent totalement vulnérables, d’autant plus si nous n’avons pas un minimum de connaissance dans le domaine abordé, et donc pas de distance critique.
  • il y a souvent confusion entre :
  • Liberté et sentiment de liberté
    • groupe qui fait du bien et groupe qui dit vrai,
    • vérité de mon expérience et vérité du message du groupe où j’ai vécu cette expérience
    • message séduisant et message épanouissant, libérateur
    • simplicité et simplisme
    • énigmatique et savant
    • curiosité intellectuelle et besoins inconscients (de sécurité affective, de sécurité au plan du sens)
    • non besoin de religieux et non éveil à ce besoin en sommeil.
  • Le Q.E(quotient émotionnel) d’accord, mais pas au détriment du Q.l. !
    • « Un membre de ma famille est dans un nouveau groupe religieux »
      Avant tout l’écouter, le respecter, lui demander qu’est-ce qu’il trouve là qui lui fait du bien ? Puis l’inviter à regarder si ce qu’il vit construit sa personne, son autonomie, le fait plus adulte ou le rend dépendant d’une personne, d’un enseignement, d’un groupe, et si cette dépendance est de croissance ou d’aliénation ?
      Surtout éviter de faire des reproches, de brandir le mot « secte » (inaudible pour le nouvel adepte).
      Essayer de demeurer en relation, ouvert, quoi qu’il en coûte.
  • « Secte », un seul terme mais de nombreux sens
  • 1. Etymologie « sequor » (Suivre)
    Exemple type : la relation maître-disciples (sectes en monde romain, en monde juif - à la veille du Judaïsme rabbinique, etc.)
  • 2. Etymologie « secare » (Couper)
    Exemple type : les dissidences chrétiennes (sectes dites traditionnelles en Occident). Du point de vue du croire prédominant seront ainsi sectes tous les groupes qui se sont séparés de lui. Et plus le non conformisme sera manifeste, plus la sectarité sera jugée importante (Il ne croit pas à l’Eglise, il ne croit pas à Jésus-Christ, il ne se fonde pas sur la Bible ou rajoute ou retranche de la Bible, il ne croit pas en un Dieu personnel, il n’est pas religieux, etc.)
  • 3. « Sequor » et « Secare »
    Il s’agit cette fois d’un groupe qui s’est coupé d’une tradition religieuse dominante (et souvent de la societé) pour suivre un maître hérétique.
  • 4. La « secte » du sociologue (Max Weber, 1864-1920, Ernst Troeltsch, 1865-1923).
    Le sociologue décrit un type de sociation religieuse : un groupement contractuel de volontaires qui adhèrent à une même croyance. Les caractéristiques (idéal-typiques) de ce groupement vont être établies au regard du groupement église. A l’objectivité de cette dernière (tradition, rites, ...) va s’opposer la subjectivité de la secte. D’un côté, accomodation avec la société, de l’autre rupture. Et ainsi de suite : adhésion traditionnelle/adhésion volontaire; autorité de fonction/autorité charismatique; non exclusivisme/exclusivisme; pluralisme interne/unanimisrne; engagements différentiels/unicité du mode d’engagement; tous milieux socio-culturels/milieux socio-culturels déterminés.
  • 5. Les « nouvelles sectes » (A.Woodrow, Paris, Seuil, 1976) ou « sectes nouvelles » (J.F.Mayer, Paris, Cerf, 1985).
    Des groupes aux croyances étrangères au christianisme (pour l’essentiel), venus d’Extrême-Orient (via les U.S.A.) auxquels on ne peut plus appliquer les termes sequor ou secare, ou les cadres conceptuels de Weber ou de Troeltsch. Au terme sectes, on préférera bientôt les expressions nouveaux mouvements religieux, mouvements religieux contemporains ou encore nouvelles religions.
  • 6. La « secte » du langage courant
    Un groupe qui cumule les caractéristiques de la « secte » entendue au plan sociologique et des critères de dangerosité (non respect des droits de la personne, des droits de I’enfant, non respect des lois en vigueur, non respect du pluralisme et de la laïcité). Mais cette acception fait fi de la diversité des groupes (’mot fourre-tout’) et fait office de ’mot- épouvantail’.

Pour lutter contre les déviances de groupes religieux, s’en remettre à la justice :

  • Y a-t-il infractions au code de la santé publique, au code de la construction et de I’habitation, au code général des impôts (fraude fiscale), au code du travail, à la législation sur l’obligation scolaire, au code de la sécurité sociale, en matière douanière ?
  • Y a-t-il violences ou menaces contre un individu, appels téléphoniques malveillants, outrages aux bonnes moeurs, harcèlement sexuel, trafic de stupéfiants, abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse, soit d’un mineur, soit d’une personne dont la particulière vulnérabilité est apparente, vol, escroquerie, abus de confiance, publicité fausse ou trompeuse.

Citons encore : les obligations imposées aux époux, aux parents, ...Les atteintes à I’intégrité physique : enlèvements et séquestrations, coups et blessures, tortures, non assistance à personne en danger, homicide, viol, agressions sexuelles, prostitution et proxénétisme, incitation à la débauche et corruption de mineurs, dangers menaçant la santé, la sécurité ou la moralité d’un mineur...

Quelques éléments de bibliographie

  • BERGERON Richard, Le cortège des fous de Dieu, Québec, Editions Paulines, 1982
  • BERGERON Richard, Les Nouvelles Religions. Guide pastoral, Québec, Fides, 1995
  • BOUDERLIQUE Max, Comprendre l’action des sectes, Lyon, Chronique sociale, 1995
  • MAYER Jean-François, Les sectes, Coll.Bref, Paris, Cerf, 1987
  • MENDRAS Henri, La Seconde Révolution française 1965-1984, Paris, Gallimard/folio-essais, 1994
  • SCHLEGEL Jean-Louis, Religions à la carte, Collection Questions de Société, Paris, Hachette, 1995
  • VERNETTE Jean, Les sectes, Coll. Que sais-je ? 2519, Paris, PUF, 1990
  • VERNETTE Jean, Sectes Que dire ? Que faire ?, Mulhouse, Salvator, 1994
    Les sectes et l’Eglise catholique. Le document romain, Paris, Cerf, 1986
 
 
 
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