La première fois que ce verset m’a interpellé, c’était une veille d’examen en tant qu’étudiant. J’étais prêt à tout plaquer, me sentant incapable d’affronter les difficultés. La phrase a travaillé en moi et m’a apaisé. Avoir confiance en Dieu ! Non pas qu’il réussisse l’examen à ma place, mais qu’il m’accompagne dans la difficulté.
Plus tard, quelques grosses tuiles me sont tombées dessus comme à tout le monde. À chaque fois, mais vraiment chaque fois et encore aujourd’hui, ce petit verset me rappelle que je peux compter sur un Père qui ne m’abandonnera pas. Je me mets alors à prier : « Seigneur, si je dois traverser ce désert, que ce soit ainsi. Mais je te demande juste de m’accompagner dans l’épreuve et de me donner la force de ne pas sombrer, de surmonter les difficultés, comme promis dans ce verset. »
Dieu n’est pas un sadique : s’il laisse arriver les ennuis, il désire que j’en sorte autrement, meilleur, grandi… Je sais que cela pourra être dur à supporter, mais jamais Dieu ne m’enfoncera, il me viendra en aide même si c’est juste avant que je ne craque.
C’est l’essentiel pour moi : avoir confiance absolue en Dieu, alors que généralement nous faisons plus confiance aux calculs de nos ordinateurs qu’à la générosité, la miséricorde, la compassion de Dieu.
De cette confiance découle pour moi tout le reste : la force de rester debout, le calme dans les épreuves, le détachement de besoins matériels superflus, la recherche de la justice même si le monde entier se dresse contre moi…
Tout est dit dans le verset, même l’annonce de ma Résurrection ! Ou bien croyez-vous qu’il me laissera tomber à ce moment-là ? Non, non et non !