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Accueil de Port St Nicolas

André KERYGME
andre chez portstnicolas point org

Curé de Port St Nicolas

Faut-il absolument un parrain et une marraine ? Puis-je choisir deux marraines pour le baptême de mon fils ? Les jeunes qui vivent en concubinage avant le mariage (ce qui se fait de plus en plus couramment de nos jours), est-ce approuvé par l’Eglise ? En quelle langue la Bible a-t-elle été écrite ? Il paraît que maintenant tous ceux qui sont un peu actifs dans leur paroisse reçoivent une « lettre de mission » de leur curé. Voilà qui semble bien procédurier ! Est-ce bien utile ? A défaut de pouvoir être parrain ou marraine, une personne non-baptisée peut-elle du moins signer comme « témoin » sur les registres du baptême ?

Qui peut célébrer le sacrement de l’onction des malades ?

Selon le droit actuel de l’Église, seuls les prêtres sont les ministres de ce sacrement. Et, s’il faut en croire la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, cette doctrine doit être tenue pour « définitive » ! On observera tout de même que, en ce domaine comme en bien d’autres, la pratique de l’Église a varié et - souhaitons-le - peut varier encore…

Jusqu’au 8e siècle en effet, comme l’attestent de nombreux témoignages, l’huile, toujours bénie par l’évêque, est donnée au malade, qui fait lui-même l’onction sur son corps ou la reçoit d’un de ses proches.
A partir du moyen-âge, l’onction tend à être réservée aux seuls prêtres.
Dans un contexte de réaction aux idées protestantes et dans une pastorale qui liait « l’extrême-Onction » à la Confession, le Concile de Trente entérina une évolution déjà repérée lors du Concile de Florence et décréta que le prêtre était « le ministre propre » de ce sacrement.

Le Code de Droit Canonique publié en 1983 perpétue cette théologie… sans peut-être prendre toute la mesure de la raréfaction des prêtres et du désarroi des chrétiens engagés dans le Service Evangélique des Malades ou les aumôneries d’hôpitaux qui ne peuvent, faut de prêtre disponible, offrir cet ultime réconfort sacrementel aux mourants qu’ils accompagnent.

On se réjouit néanmoins de la tendance qui se fait jour dans les communautés chrétiennes et qui consiste, chaque fois que c’est possible, à célébrer ce sacrement de façon communautaire, souvent même au cours de l’eucharistie dominicale.
Cette manière de faire souligne heureusement ce que dit aussi le rituel, à savoir que le prêtre, comme pour tous les autres sacrements, agit ici au nom de l’Église. Toute la communauté, d’une manière ou d’une autre, est donc associée à la célébration de l’onction des malades.
Le malade n’est d’ailleurs pas le seul bénéficiaire d’un signe qui est posé pour le bien de tous.


Dernière modification : 1er octobre 2006
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