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Réconciliation
Quatre mots pour un même sacrement, c’est beaucoup ! Lequel est le bon ?
Comment faut-il donc appeler ce sacrement : la Confession ? la Pénitence ? le Pardon ? la Réconciliation ? Le rituel a pour titre : « Célébrer la pénitence et la réconciliation », mais il est vrai que l’on parle encore de « se confesser » ou d’« accueillir le sacrement du Pardon ».
Pendant longtemps on n’a parlé ici que de « se confesser », en insistant sur la démarche coûteuse du pénitent invité à confesser ses fautes.
par exemple « le sacrement de pénitence ».
Parler du sacrement du Pardon a le double avantage, d’une part de nous décentrer de nous-mêmes - puisqu’il est clair que c’est Dieu qui pardonne -, d’autre part de pointer sur le cœur du sacrement, lequel ne peut être ni le regret et l’aveu de mes fautes, ni même le signe de conversion et de pénitence (éléments pourtant nécessaires au sacrement), mais bel et bien la parole d’absolution qu’un prêtre me transmet de la part de Dieu.
Parler plutôt de Réconciliation, c’est viser l’objectif final : la communion retrouvée pour le pécheur, avec Dieu d’une part, mais avec son Eglise d’autre part. Car si mon péché nuit non seulement à moi, mais indirectement à l’Eglise, c’est elle aussi qui doit me réaccueillir dans l’assemblée liturgique. C’est le rôle de l’évêque ou du prêtre, comme ambassadeur du Christ et responsable de la communauté, de me signifier cette double réconciliation (2 Co 5,18-20).
André KERYGME
Curé de Port St Nicolas
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![]() André KERYGME
Curé de Port St Nicolas
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