A rien… sinon précisément à nous faire quitter le registre de l’utilité pour entrer dans celui de la gratuité, qui est celui de l’Evangile ! Si l’on veut donc à tout prix continuer à réfléchir en termes d’utilité, il est clair que cette utilité paradoxale de la prière n’a de sens que pour nous, pas pour Dieu lui-même. Comme le dit une préface de la messe : « Nos chants n’ajoutent rien à ce que Tu es, mais ils nous rapprochent de Toi… »
Prier ne sert pas à Dieu, mais nous est très profitable pour prêter attention à ses appels et nous ajuster à sa volonté (Mc 9,7), pour ne pas laisser en nous le sel s’affadir (Mt 5,13) et la sève se tarir (Jn 15,5-6), enfin pour vérifier le sens et la cohérence de notre vie (Lc 12,16-20).