Dans le jargon théologique, cette curieuse expression désigne le plan de
Dieu ou, mieux encore, la manière concrète dont
Dieu s'y prend pour sauver les hommes au cours de l'histoire. C'est aussi une manière de dire qu'on ne peut parler de
Dieu tel qu'il est en lui-même, qu'à travers ce qu'il fait pour nous. Le plus beau résumé liturgique de cette «économie du salut» est l'
anamnèse chantée au cours de la
célébration eucharistique (
Catéchisme de l'
Église Catholique n° 1103).
Si
Dieu conduit cette économie du
salut, n'allons donc surtout pas imaginer qu'il fait l'économie du
salut, au sens où il sauverait l'homme à moindres frais! S'il fallait rester sur le registre de l'économie entendue de façon plus prosaïque, il faudrait plutôt reconnaître qu'en
Jésus,
Dieu paie le prix fort! (Ph 2,6-8)