L'éminente
dignité qui entoure tout homme créé à l'image de
Dieu n'a de sens que si elle s'incarne dans des droits fondamentaux qui passent avant toute législation humaine et forment ce que l'on appelle les droits de l'homme. Parmi tous les croyants ainsi incités au respect de ces droits de l'homme, ceux qui reconnaissent en
Jésus Dieu fait homme devraient l'être plus encore, puisque l'homme devient le lieu privilégié de la rencontre de
Dieu (Mt 25,31-46; 1 Jn 4,20-21). On notera toutefois que le contexte d'anticléricalisme qui fut celui de la philosophie des lumières et de la Déclaration française des droits de l'homme et du citoyen en 1789 ne permit guère à l'
Église d'adopter facilement ce nouveau vocabulaire. Il y eut même des bons chrétiens - et non des moindres - pour croire que ces droits de l'homme pouvaient faire de l'ombre à ceux de
Dieu! De ce point de vue, on ne remerciera jamais assez le
pape Jean-Paul II d'avoir réconcilié l'
Église avec un vocabulaire qui décline, sur le mode
laïc, ce que la catégorie de "droit naturel" permet depuis longtemps d'exprimer à l'intérieur du discours théologique.
On peut consulter avec intérêt: [«Christianisme et Droits de l'Homme»->rub182]