Le nom exact de ce
dimanche précédant
Pâques et qui ouvre donc la semaine sainte est «Dimanche des Rameaux et de la Passion». On y lit en effet l'évangile de l'entrée de
Jésus à Jérusalem (avec les foules qui agitent des branchages pour l'acclamer) et le long récit de la
Passion. Les rameaux et la
Passion... un
couple indissociable!
Les rameaux sans la
Passion, ce serait risquer de tomber dans la superstition en attribuant des pouvoirs quasi magiques à de simples feuillages. Ce serait surtout se méprendre sur la royauté de
Jésus:
Jésus n'est vraiment roi que sur la croix... lorsqu'il est dépouillé de tout et, par amour, fait le don suprême de sa
vie.
Mais la
Passion sans les rameaux, ce n'est guère mieux! Ce serait en effet se complaire de manière malsaine dans la douleur. Ce ne sont pas les souffrances du
Christ qui nous sauvent, mais c'est l'amour qu'elles révèlent qui nous sauve. La croix du
Christ n'est notre fierté que parce qu'il est vraiment le
Seigneur Ressuscité. Son chemin, même difficile, est bonne nouvelle parce qu'il ne s'est pas arrêté au Golgotha.