C'est ainsi que, dans son célèbre discours inaugural des
Béatitudes (Mt 5/3-10 ; Lc 6/20-23),
Jésus qualifie ceux qui prennent le risque de mettre leurs pas dans les siens. D'où la
joie paisible qui accompagne la
solennité de la
Toussaint, tandis que l'Eglise invoque la foule innombrable des saints petits ou grands, connus ou anonymes, qui peuplent le
ciel de
Dieu.
Pour la petite histoire, on notera également que, dans le
culte public de l'Eglise
catholique, les bienheureux sont aux saints ce que les Chevaliers de la Légion d'Honneur sont aux Officiers de cette même Légion d'Honneur. Certains d'entre eux n'en resteront d'ailleurs pas à leur
béatification et feront l'objet d'une véritable
canonisation.
Mais là s'arrête la comparaison avec les décorations données par la société civile. Les « bienheureux » et « saints » ne sont en effet proclamés tels dans l'Eglise qu'après leur
mort !