Lorsqu'il s'agit d'évoquer la faveur dont
Dieu protège une
personne ou une communauté, on dira que celle-ci est bénie de
Dieu. Avec un «t» final, bénit ou bénite se dit d'un objet qui a été consacré par une cérémonie religieuse. On parlera ainsi d'un
chapelet bénit par le
pape ou encore de l'eau bénite dont on se signe en entrant dans une église pour se rappeler son propre
baptême.
Mais, plus encore que des subtilités de la langue française, on se méfiera de certaines regrettables homonymies qui pourraient faire croire, par exemple, que dans l'
Église il n'y a que des «béni-oui-oui»! L'expression d'ailleurs, fort heureusement, n'a rien à voir avec une origine ou un contexte liturgique et semble plutôt provenir de l'arabe «beni» (fils de) et de l'argot militaire.