S'appuyant sur l'étymologie «bene dicere» (dire du bien), la
théologie voit en
Dieu la source de toute bénédiction. On le voit dès la première page de la
Bible, dans le livre de la Genèse: sa
parole est si bonne et efficace que sa bénédiction fait jaillir la
vie.
Cette bienveillance fondamentale de
Dieu envers ses créatures culmine dans le
Christ (Ep 1,3), et appelle en retour celle de l'homme dans la
prière qui se fait alors louange. On le voit, le mot «bénédiction» peut donc désigner soit la grâce ou faveur divine, soit l'action rituelle visant à la demander. Ces deux sens ont donné lieu à deux formes différentes pour le participe passé du verbe «bénir»... Un vrai régal pour les amateurs des dictées de Bernard Pivot! Les chrétiens, fidèles à la pratique de
Jésus (Mt 26,26; Lc 24,51), ont bien retenu l'invitation de Paul à louer
Dieu en toutes circonstances (1 Co 10,31). Les motifs d'action de grâce étant innombrables, les occasions d'appeler la bénédiction de
Dieu sur des personnes, voire des objets, le sont tout autant.
Le livre des bénédictions, publié par la Congrégation pour le
Culte Divin, invite tout de même à un certain discernement et rappelle, en tous les cas, la place centrale que doit avoir la
parole de
Dieu pour éviter toute dérive superstitieuse.