Même si la réforme liturgique mise en œuvre après le
concile Vatican II s'est heureusement efforcé de promouvoir une participation consciente, active et plénière de tout le peuple chrétien, nombre de paroissiens ont encore parfois le sentiment «d'assister à la messe» sous la conduite active d'un
prêtre qui apparaît, à tort ou à raison, comme l'acteur principal de la
célébration.
La
liturgie du
mariage semble inverser les rôles de façon plaisante. Le
prêtre y apprend en effet ce qu'«assister à» veut dire, lui qui signe sur les registres non pas en tant que «ministre» du
sacrement (comme dans le cas du
baptême), mais en tant qu'«assistant au mariage»! Sans doute est-ce là l'indice que le
ministre premier du
sacrement de
mariage n'est pas le
prêtre, mais les époux eux-mêmes. Mais c'est aussi un constat encourageant: Voilà au moins une
personne qui «assiste» à une cérémonie liturgique sans s'y ennuyer!