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Accueil de Port St Nicolas

Patrick BYRNE
byrnepat chez pt point lu

Président d’honneur de la Fédération Internationale de l’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture)

Annexe 3 potins du sacristain - mars 1999 Annexe potins du sacristain - janvier 2000 Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer les opprimés en liberté

Annexe 1 potins du sacristain - mars 1999

Mgr Jean-Louis Tauran
Secrétaire pour les relations avec les Etats
Secrétairerie d’Etat
Palais Apostolique
00120 Città del Vaticano

Paris, le 14 janvier 1999

Monseigneur,

Nous avons appris par la presse que « le cardinal chilien Jorge Medina a reconnu que l’Eglise catholique effectuait des ’démarches discrètes’ en faveur de la libération du général Augusto Pinochet ». Pouvez-vous nous confirmer ou infirmer ces informations contenues dans un communiqué de l’AFP à Santiago du 29 décembre 1998 ?

Le 4 novembre dernier, vous aviez vous-même déclaré que le Vatican n’interviendrait pas dans l’affaire Pinochet. Il nous semble primordial que le Vatican s’en tienne à cette position.

La FI.ACAT et les 27 ACAT à travers le monde, dans leur combat quotidien contre toute forme de torture et de traitement inhumain, savent l’importance de la lutte contre l’impunité. Et celle-ci passe par le jugement des coupables.

Etant donné les graves crimes reprochés au Général Pinochet, il nous paraît tout à fait inopportun que l’on qualifie sa détention à l’étranger « d’humiliation pour la souveraineté nationale » (remarque du Cardinal Medina, selon le même communiqué); d’autant que les autorités chiliennes ont pris des décisions rendant impossible le jugement du Général Pinochet au Chili.

Par ailleurs, si nous appelons de nos voeux une véritable réconciliation dans ce pays et si nous admirons le pardon dont certaines victimes sont capables, nous réaffirmons qu’un retour à la paix sociale ne sera possible que si la vérité est établie et la justice rendue.

Nous vous remercions par avance de votre réponse.

Je vous prie de croire, Monseigneur, en ma haute considération.

Patrick Byrne
Président de la Fédération Internationale de l’ACAT (FI.ACAT)


Dernière modification : 14 janvier 1999
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