On peut, avec les cantiques d'autrefois, chanter: «Je n'ai qu'une âme qu'il faut sauver»... On peut aussi, plus sérieusement, faire comme les théologiens et désigner par ce mot le lien unique et
sacré qui relie tout homme à son Créateur, ce par quoi il émerge du monde animal, c'est-à-dire le fondement même de son insurpassable et inaliénable
dignité. Dans tous les cas, on se méfiera d'un dualisme plus grec que biblique, qui prétendrait opposer l'âme au
corps, et selon lequel l'âme seule serait digne d'intérêt.