Désigné par le dernier concile comme « source et sommet de la vie chrétienne », ce troisième grand sacrement de l’initiation chrétienne rend présente à l’Église et aux croyants la Pâque de Jésus : « Prenez, mangez, ceci est mon corps livré pour vous ! (…) Faites ceci en mémoire de moi. »
Appelée à l’origine « fraction du pain » (Ac 2,42) ou « repas du Seigneur » (1 Co 11,20), puis - beaucoup plus tardivement - « sacrement des sacrements », « Saint Sacrement » ou tout simplement « messe », l’eucharistie est célébrée et vécue, dans l’Église catholique, à la fois comme mémorial de la Passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur (Lc 22,19), accomplissement de toute l’histoire de l’Alliance (Lc 22,14-16 ; Mc 14,22-24), actualisation de l’unique sacrifice du Christ, action de grâce de l’Église (c’est le sens même du mot « eucharistie »), signe d’unité (1 Co 10,16-17), gage de vie éternelle (Jn 6,51-55), repas sacré et communion au corps et au sang du Seigneur, c’est-à-dire à la vie même du Ressuscité (1 Co 11,27-29). On ne s’étonnera donc pas du très grand respect dont l’Église catholique entoure ce sacrement et des règles qu’elle estime devoir poser pour sa réception.

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